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lundi 22 novembre 2010

La presse privée demande un "soutien financier" de l’Etat


Des journalistes mauritaniens ont déploré le manque de soutien financier de l’Etat à la presse privée, au cours d’une conférence débat organisée samedi soir à Nouakchott par le Regroupement de la Presse Mauritanienne (RPM), sous le thème "Notre presse, après un demi siècle : quel bilan ?"
Les intervenants ont loué l’évolution "positive qui marque la Mauritanie d’aujourd’hui sur le plan de la liberté d’expression", mais déploré le manque de soutien financier destiné la presse qui, selon eux, "demeure obligée de compter sur ses propres ressources pour pouvoir continuer à exister, bravant les difficultés liées à l’accès aux sources de l’information et aux publicités".
"Nous demandons aux pouvoirs publics de revoir la possibilité d’ un soutien financier destiné à la presse privée et une ouverture des sources devant les journalistes", a souligné le journaliste Abdallahi Mamadou Bâ.
La presse privée mauritanienne bénéficie d’une réduction des frais d’impression prise en charge par l’Etat. 
Xinhua

mardi 27 avril 2010

Une mission de réconciliation de l'UJA en Mauritanie

Tunis, Tunisie - L'Union des journalistes arabes (UJA) a décidé dimanche de dépêcher à Nouakchott, en Mauritanie, une mission d'enquête pour se rendre compte de la situation née de la présence dans le pays de deux organisations dans le but de les unifier.

Dans une déclaration finale publiée à l'issue de sa réunion, l'UJA indique avoir reçu une demande d'adhésion d'un nouveau syndicat mauritanien des journalistes.

Elle souligne toutefois s'être penchée sur le point de vue de la Ligue des journalistes mauritaniens qu'elle considère comme "l'entité professionnelle existante qui représente les journalistes mauritaniens et défend leurs droits".

L'UJA déclare qu'elle "déploiera tous les efforts pour l'unification des deux organisations ou pour parvenir à une formule qui empêche l'existence de deux entités en Mauritanie et qui préserve l'unité professionnelle des journalistes".

PANA

vendredi 5 février 2010

Mauritanie: un journaliste, détenu depuis 7 mois, condamné à 2 ans de prison

NOUAKCHOTT — Le journaliste mauritanien, Hanavi Ould Dehah, directeur du site d'information "Taqadoumy", a été condamné jeudi à deux ans de prison pour incitation à la rébellion, outrage et atteinte aux bonnes moeurs, a-t-on appris de source judiciaire.

"M. Ould Dehah a été condamné à deux ans de prison ferme" par une "cour de renvoi" constituée par la Cour suprême à la mi-janvier pour le rejuger après qu'il ait purgé une peine de six mois de prison au terme d'une première condamnation.

Selon ses avocats, le journaliste devait sortir de prison le 24 décembre dernier, mais il a été maintenu en prison de "façon arbitraire".

"C'est une façon de légaliser la détention arbitraire", a protesté son avocat, Me Brahim Ould Ebetty dans une déclaration à l'AFP à la fin du procès. Selon lui, la cour de renvoi a retenu contre le journaliste des chefs d'inculpation dont certains avaient été écartés lors de son premier jugement, à savoir: incitation à la rebellion, outrage et diffamation contre un homme politique, ancien candidat à la présidentielle.

Des chefs d'inculpation comme l'atteinte aux bonnes moeurs et la publication de procès verbaux de police ont également été pris en compte par la Cour contre M. Ould Dehah, a affirmé son défenseur.

M. Ould Dehah, directeur du site d'informations Taqadoumy, avait été arrêté et placé en détention provisoire fin juin. Puis le tribunal correctionnel de Nouakchott l'avait condamné, en août, pour "atteinte aux bonnes moeurs" à six mois de prison ferme, ce qu'avait confirmé ensuite la cour d'appel.

Après avoir purgé sa peine, le journaliste devait être libéré le 24 décembre, mais il avait été maintenu en détention suite à un pourvoi en cassation déposé par le parquet.

Le 14 janvier, la Cour suprême a finalement cassé les précédentes décisions de justice, renvoyant l'affaire devant une nouvelle cour, pour que le journaliste soit rejugé.

Le site Taqadoumy se situe dans l'opposition au régime de Mohamed Ould Abdel Aziz, meneur du coup d'Etat du 6 août 2008, élu en juillet 2009 à la présidence de la République.

Reporters sans frontières (RSF) avait dénoncé en janvier son maintien en détention, le jugeant "totalement inacceptable et scandaleux", de même que d'autres organisations de défense des droits de l'Homme.

vendredi 15 janvier 2010

Mauritanie: la Cour suprême ordonne de rejuger un journaliste condamné

La Cour suprême mauritanienne a ordonné jeudi de rejuger le journaliste Hanevy Ould Dehah, directeur du site Taqadoumy, condamné à six mois de prison pour "atteinte aux bonnes moeurs", a-t-on appris de sources judicaires.

Depuis décembre, le journaliste a purgé sa peine mais il reste toutefois détenu, malgré les protestations nationales et internationales.

Selon son avocat, Me Brahim Ould Ebetty, la condamnation portait sur "une page débat réservée par Taqadoumy aux moeurs et notamment à l'éducation sexuelle".

Le site Taqadoumy se situe clairement dans l'opposition au régime du président Mohamed Ould Abdel Aziz, meneur du coup d'Etat du 6 août 2008, qui a été élu à la présidence de la République en juillet.