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mercredi 10 novembre 2010

Une figure de l'opposition appelle à s'unir contre le terrorisme



L'opposant Messaoud Ould Boulkheir (C), le 17 juillet 2009 à Nouakchott, en Mauritanie

NOUAKCHOTT — Le président de l'Assemblée nationale de Mauritanie, l'opposant Messaoud Ould Boulkheir, a appelé les Mauritaniens à s'unir face au terrorisme, divergeant avec la coalition de l'opposition qui voit dans l'action de l'Etat contre Al-Qaïda une guerre par procuration.
"Il est temps de travailler la main dans la main pour garantir la survie et la pérennité de notre Mauritanie", a déclaré lundi soir Ould Boulkheir, en référence à la menace d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).
"Il faut protéger notre Mauritanie (...) que nous voulons debout, fière, paisible, libre, prospère, indépendante et réellement démocratique, c'est-à-dire sans tendance à banaliser le rôle de l'opposition ou à exagérer celui de la majorité", a poursuivi cette figure de la coalition de l'opposition démocratique (COD) à l'ouverture de la session parlementaire.
Il a dit souhaiter une ouverture politique et sociale "apte à favoriser la participation de tous les Mauritaniens à l'oeuvre de construction de leur pays, davantage apaisé, développé, prospère et sécurisé" et pour relever "tous les défis" et "éloigner tous les dangers qui le menacent".
Le président de la COD, Mohamed Ould Moloud, avait déclaré à la presse le 1er novembre que la guerre menée par Nouakchott contre Aqmi avait pris la forme "d'une aventure aux conséquences graves".
"Nous avons toujours soutenu la lutte contre le terrorisme menée par les Mauritaniens, mais ce qui se passe aujourd'hui procède visiblement d'une stratégie dictée de l'extérieur" avait-il accusé, dans une allusion à la France.
Au cours d'un forum sur le terrorisme organisé récemment à Nouakchott, le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz avait accusé certains "activistes politiques" parmi ses opposants de "donner crédit aux thèses des terroristes, croyant que cela pouvait contribuer à leur accession au pouvoir".
L'armée mauritanienne est très active dans la lutte contre la branche maghrébine d'Al-Qaïda et est présente dans le nord du Mali pour y mener, conjointement avec l'armée malienne, des opérations de lutte contre Aqmi qui y a ses bases.

mardi 2 novembre 2010

L'opposition dénonce "l'aventure" d'une "guerre" contre Aqmi



Capture d'écran, réalisée par Al-Andalus le 30 septembre 2010, de la chaîne Al-Jazira représentant les sept otages enlevés au Niger en septembre 2010

NOUAKCHOTT — La Coordination de l'opposition démocratique (COD) en Mauritanie a estimé dimanche que la "guerre" menée par le gouvernement mauritanien contre Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) dans le nord du Mali avait pris la forme "d'une aventure aux conséquences graves".
"Nous assistons à une déclaration de guerre contre Al-Qaïda, une véritable aventure aux conséquences graves pour le pays", a affirmé le président de la COD, Mohamed Ould Moloud, au cours d'une conférence de presse.
"Nous avons toujours soutenu la lutte contre le terrorisme menée par les Mauritaniens, mais ce qui se passe aujourd'hui procède visiblement d'une stratégie dictée de l'extérieur" a-t-il accusé, en faisant clairement allusion à la France.
L'armée mauritanienne a mené deux attaques, en juillet et en septembre, contre des unités d'Aqmi dans le nord du Mali. La France avait reconnu que des soldats français s'étaient joints à la première offensive.
Les partis de la COD sont contre "la guerre par procuration, la présence militaire étrangère dans le pays et des expéditions de notre armée à l'extérieur de nos frontières", a déclaré M. Ould Moloud. "Nous demandons à nos amis étrangers de nous laisser gérer cette lutte contre le terrorisme suivant nos procédés et dans un cadre consensuel, non à travers leur vision qui ignore la complexité de la réalité locale", a-t-il ajouté.
Au cours d'un "forum sur le terrorisme" fin octobre, le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz avait accusé certains "activistes politiques" parmi ses opposants de "donner crédit aux thèses des terroristes, croyant que cela pouvait contribuer à leur accession au pouvoir".
Le président avait affirmé que l'armée mauritanienne avait décidé de "porter le champ des combats au niveau des repaires des assaillants terroristes" (dans le nord du Mali) et avait remercié le Mali pour sa "coopération" dans ce cadre.
Les principaux partis de l'opposition avaient boycotté ce forum.

lundi 1 novembre 2010

L'opposition dénonce la guerre contre Aqmi menée par le président Ould Abdelaziz


Capture d'écran d'une vidéo des sept otages enlevés au Niger en septembre 2010.
Capture d'écran d'une vidéo des sept otages enlevés au Niger en septembre 2010.© AFP
Un groupement de plusieurs partis politiques mauritaniens a vivement dénoncé la "guerre" contre Aqmi menée par le président Abdelaziz, critiquant le fait qu'elle serait, en réalité, "dictée de l'extérieur".
La Coordination de l'opposition démocratique (COD) en Mauritanie a estimé dimanche que la "guerre" menée par le gouvernement mauritanien contre Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) dans le nord du Mali avait pris la forme "d'une aventure aux conséquences graves".

"Nous assistons à une déclaration de guerre contre Al-Qaïda, une véritable aventure aux conséquences graves pour le pays", a affirmé le président de la COD, Mohamed Ould Moloud, au cours d'une conférence de presse. "Nous avons toujours soutenu la lutte contre le terrorisme menée par les Mauritaniens, mais ce qui se passe aujourd'hui procède visiblement d'une stratégie dictée de l'extérieur" a-t-il accusé, en faisant clairement allusion à la France.

L'armée mauritanienne a mené deux attaques, en juillet et en septembre, contre des unités d'Aqmi dans le nord du Mali. La France avait reconnu que des soldats français s'étaient joints à la première offensive.
Contre "la guerre par procuration"

Les partis de la COD sont contre "la guerre par procuration, la présence militaire étrangère dans le pays et des expéditions de notre armée à l'extérieur de nos frontières", a déclaré M. Ould Moloud. "Nous demandons à nos amis étrangers de nous laisser gérer cette lutte contre le terrorisme suivant nos procédés et dans un cadre consensuel, non à travers leur vision qui ignore la complexité de la réalité locale", a-t-il ajouté.

Au cours d'un "forum sur le terrorisme" fin octobre, le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz avait accusé certains "activistes politiques" parmi ses opposants de "donner crédit aux thèses des terroristes, croyant que cela pouvait contribuer à leur accession au pouvoir".

Le président avait affirmé que l'armée mauritanienne avait décidé de "porter le champ des combats au niveau des repaires des assaillants terroristes" (dans le nord du Mali) et avait remercié le Mali pour sa "coopération" dans ce cadre. Les principaux partis de l'opposition avaient boycotté ce forum.

mardi 21 septembre 2010

L'opposition dénonce une guerre "illégitime" menée sans les pays voisins

NOUAKCHOTT - La Coordination de l'opposition démocratique (COD) en Mauritanie a jugé "illégitime" mardi l'offensive de l'armée contre la branche maghrébine d'Al-Qaïda "sur la terre d'un autre pays", le Mali, en évoquant une action menée en coordination avec une "force étrangère".

Dans un communiqué en arabe, la COD se dit "surprise" par l'entrée de la Mauritanie "dans une guerre illégitime, sans fondements légaux, et dénuée de tout consensus national (...)". Elle reproche au pouvoir d'avoir "décidé de façon unilatérale d'engager le pays dans une guerre dont il n'a pas bien calculé les résultats".

"Pourquoi menons-nous cette guerre sur la terre d'un autre pays?", interroge cette coalition des principaux partis de l'opposition au régime de l'ex-général putschiste Mohamed Ould Abdel Aziz, élu à la présidence en 2009.

"L'on est en droit de s'interroger sur les raisons qui ont amené notre pays à s'engager seul dans cette guerre, sans la participation des pays de la région confrontés au même danger", écrit la COD qui demande: "Sommes-nous capables, seuls, d'être le gendarme chargé de la sécurité de la région?"

La COD juge que la Mauritanie a "préféré coordonner" cette action "avec une force étrangère", semblant faire allusion à la France, près de deux mois après un raid franco-mauritanien contre Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) au Mali.

Cependant, elle réaffirme son "soutien" et ses "condoléances" aux forces armées "pour ce qui leur est arrivé durant cette opération".

Selon un bilan officiel, huit soldats mauritaniens sont morts pendant ou après les combats, tandis qu'au moins 12 "terroristes" ont été tués.

Le principal parti d'opposition mauritanien, le Rassemblement des forces démocratiques (RFD) d'Ahmed Ould Daddah, fait partie de la COD, mais avait publié mardi un communiqué distinct.

Dans son propre texte, le RFD demandait aux autorités de mieux informer le pays sur les "opérations militaires" tout en exprimant son "entière solidarité avec l'armée". Il soulignait également "la nécessité de bâtir un front intérieur, en vue de faire face aux menaces qui guettent la Mauritanie".

Le 12 septembre, le RFD avait annoncé qu'il reconnaissait désormais Mohamed Ould Abdel Aziz "comme président", après avoir vivement contesté son élection. Il avait expliqué que sa décision était "dictée par les nombreux défis auxquels fait face la Mauritanie", en particulier celui posé par les actions d'Aqmi menaçant "l'existence de la Nation et sa stabilité".

AFP