APA – Nouakchott Mohamed Lemine Ould Dadde, ex commissaire aux droits de l’homme, à l’action humanitaire et aux relations avec la société civile en Mauritanie, a été arrêté lundi à Nouakchott par la Police des crimes économiques, a appris APA, lundi, de source sécuritaire à Nouakchott. Ould Dadde qui a rang de ministre avait été limogé de ses fonctions le 26 août dernier après avoir été sommé par l’Inspection générale d’Etat (IGE) de restituer au Trésor public le montant de 271 millions d’ouguiyas (542 millions de F CFA). Son arrestation a été ordonnée par le Parquet de Nouakchott. L’ex commissaire avait été nommé à ce poste après le coup d’Etat conduit par l’actuel président mauritanien Mohamed Ould Abdelaziz. Ce dernier mène guerre sans merci contre la gabegie, avec l’IGE comme fer de lance. |
lundi 20 septembre 2010
L’ex commissaire aux droits de l’homme en Mauritanie, arrêté pour gabegie
lundi 10 mai 2010
Un ancien Premier ministre en justice pour du riz avarié
Yahya Ould Ahmed Waghf, alors Premier ministre de Mauritanie, le 28 mai 2008 à Nouakchott
NOUAKCHOTT — L'ancien Premier ministre mauritanien Yahya Ould Ahmed Waghf est convoqué jeudi prochain par un juge d'instruction dans le cadre d'une affaire de "riz avarié" pour laquelle il avait été inculpé en 2008 avec trois autres hauts responsables, apprend-on dimanche de source judiciaire.
"Il a été convoqué pour jeudi prochain dans le cadre de ce dossier, ses trois autres co-accusés seront entendus avant lui, dans le courant de la semaine" (qui commence dimanche en Mauritanie), a affirmé cette source. L'ancien Premier ministre avait été arrêté le 20 novembre 2008 moins de trois mois après avoir été renversé par un coup d'Etat mené par l'actuel président Mohamed Ould Abdel Aziz élu président de la République en juillet 2009.
M. Ould Ahmed Waghf, qui estime que son arrestation tient d'un "règlement de compte des militaires putschistes avec les opposants" au coup d'Etat du 6 août 2008 "n'a jamais été entendu par un juge d'instruction au sujet de son inculpation", a affirmé à l'AFP son avocat Me Brahim Ould Ebetty.
Le défenseur a estimé que "si des faits lui sont reprochés, l'ancien Premier ministre n'est justiciable que devant la Haute Cour de justice" qui juge les membres du gouvernement et le président de la République pour des faits qui "entrent dans le cadre de leur gestion des affaires".
M. Ould Ebetty a toutefois refusé de dire si son client répondra à la convocation du juge d'instruction.
M. Ould Ahmed Waghf était également poursuivi dans une affaire de mauvaise gestion de la compagnie Air Mauritanie dont il a été directeur général et qui avait été liquidée en 2008.
Il avait été libéré le 4 juin 2009 au lendemain des accords de sortie de crise de Dakar qui avaient permis l'organisation de l'élection présidentielle du 18 juillet 2009 et de doter le pays d'institutions démocratiquement élus. Trois autres responsables au commissariat à la securité alimentaire avaient été inculpés en même temps que lui dans le cadre de cette affaire du riz avarié. Ils ont bénéficié d'une liberté provisoire après paiement d'une caution financière.
Copyright © 2010 AFP. Tous droits réservés.

dimanche 9 mai 2010
L’ancien PM Yahya Ould Waghf devant la justice
Yahya Ould Waghf, ancien PM de la mauritanie
Le juge d’instruction du tribunal de Nouakchot a décidé samedi d’entendre l’ancien Premier ministre Yahya Ould Waghf pour une affaire de détournement biens publics, appris Xinhua de sources judiciaires.
Selon ces mêmes sources, l’ancien Premier ministre du président Sidi Ould Abdalah et actuel président du parti d’opposition "Adil", sera entendu en même temps que Mme Hawa Djibril, ancienne commissaire adjoint à la Sécurité alimentaire et M. Mohameddou Ould Abidine, ancien directeur administratiff et financier du même établissement, tous impliqués dans cette affaire dite du "riz avarié".
Les trois prévenus avaient été arrêtés en 2008 et étaient accusés de participation à un complot visant l’achat de quantités importantes de riz non consommable destinées à être distribuées aux populations sinistrées et déplacées suite à des pluies diluviennes en 2007 et 2008.
Ould Waghf et ses co-détenus avaient bénéficié d’une liberté provisoire, après le paiement d’une caution de 5 millions d’ ouguiyas (environ 20 000 dollars) chacun.
Ould Waghf avait estimé que du moment que les faits qui lui sont reprochés s’étaient déroulés en 2008, pendant qu’il occupait les fonctions de ministre secrétaire général à la présidence de la République, seule la Haute Cour de Justice est compétente dans l’ examen de ce dossier.
Xinhua
mercredi 6 janvier 2010
3 fraudeurs présumés libérés
samedi 26 décembre 2009
Le chef de la Banque centrale veut une solution à l’amiable
Nouakchott - Le gouverneur de la Banque centrale de Mauritanie (Bcm), Sid’Ahmed Ould Raiss, s’est prononcé pour une solution à l’amiable dans l’affaire de trois hommes d’affaires mauritaniens emprisonnés dans le cadre de transferts illicites de la Bcm entre 2001 et 2002.
"Ce à quoi nous aspirons, c’est qu’on parvienne à une solution à l’amiable aux termes de laquelle les montants qui ont disparu hors réglementation soient remboursés", a déclaré le gouverneur de la Bcm jeudi soir à la presse.
"Une solution à l’amiable est toujours souhaitée et recherchée mais l’application de la loi s’impose à tous", a ajouté M. Ould Raiss lors de cette rencontre avec la presse, sans détailler la solution qu’il préconise. Trois hommes d’affaires mauritaniens ont été inculpés et écroués début décembre par la Justice mauritanienne qui exige d’eux le "remboursement de sommes indûment encaissées (lors de) transferts illicites de la Bcm entre 2001 et 2002" sous l’ancien président Maaouya Ould Taya (1984-2005).
Il s’agit du président du Conseil d’administration de la Banque Al-Amana mauritanienne islamique (Bamis), Chriv Ould Abdallahi, du Pdg de la Banque nationale de Mauritanie Mohamed Ould Noueiguedh et de l’homme d’affaires Abdou Maham. Ces transferts se chiffrent à plus de dix milliards d’ouguiyas (près de 26 millions d’euros), a indiqué le ministre mauritanien des Finances Ousmane Kane lors de cette même rencontre avec la presse.
Selon lui, ce "montant représente 10% du budget du pays et ne saurait être ignoré au moment où la Mauritanie s’engage dans le cadre d’un redressement général pour assurer son développement".
Les accusés acceptent de restituer les montants réclamés mais sans payer des intérêts exigés par la Bcm, avait indiqué leur défense.
AFP
jeudi 10 décembre 2009
Trois hommes d'affaires inculpés et écroués
(AFP) – NOUAKCHOTT — La justice mauritanienne a inculpé et écroué trois hommes d'affaires mauritaniens, dont deux hauts responsables de banque, "dans le cadre de la lutte contre la gabegie" menée par le pouvoir, a affirmé jeudi à l'AFP une source judiciaire.
"Les trois hommes ont été entendus par un juge d'instruction tard dans la nuit (de mercredi à jeudi) qui les a inculpés et écroués pour dissimulation de fonds détournés, participation au détournement de fonds publics et escroquerie notamment", a affirmé cette source.
Ils sont accusés d'avoir reçu "plus de 14 milliards d'ouguiyas" (36 millions d'Euros) par "transferts illicites" de la Banque centrale de Mauritanie (BCM) entre 2001 et 2002, sous le régime de l'ancien président Maaouiya Ould Taya (1984-2005).
Les accusés, interpellés le 3 décembre, avaient accepté de restituer ces montants mais sans payer des intérêts exigés par la BCM dont le montant n'a pas été officiellement communiqué, indique leur défense.
Il s'agit du président du conseil d'administration de la Banque Al-Amana mauritanienne islamique (Bamis), Chriv Ould Abdallahi, du PDG de la Banque nationale de Mauritanie Mohamed Ould Noueiguedh et de l'homme d'affaires Abdou Maham.
Le juge d'instruction a décidé de joindre leur dossier à celui de l'ancien gouverneur de la BCM entre 2001 et 2002 Sid El Moctar Ould Nagi et son adjoint Mohamed Ould Oumarou écroués pour les mêmes motifs la semaine dernière, a indiqué la même source judiciaire.
Le président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, avait affirmé mardi que les trois hommes "ont profité (de ces montants) sans contrepartie et sans rendre la moindre prestation aux populations ou à l'Etat et ce montant doit être impérativement remboursé".
L'opposition avait critiqué lundi la politique suivie par le régime du président Mohamed Ould Abdel Aziz dans ce domaine, la qualifiant de "sélective" et exigeant un cadre consensuel pour le traitement des abus commis sous la présidence de Maaouiya Ould Taya (1984-2005).
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mercredi 9 décembre 2009
36 millions d'euros réclamés aux hommes d'affaires arrêtés
(AFP) – NOUAKCHOTT — Le président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, a affirmé que les trois hommes d'affaires en garde à vue depuis le 3 décembre dans le cadre de la "lutte contre la gabegie" allaient devoir rembourser plus de 14 milliards d'ouguiyas (36 millions d'euros).
"Cette affaire est claire et porte sur 14 milliards d'ouguiya dont ont profité des individus sans contrepartie et sans rendre la moindre prestation aux populations ou à l'Etat et ce montant doit être impérativement remboursé" a affirmé Ould Abdel Aziz dans une déclaration publiée mercredi.
Le président mauritanien dont le pays celèbre mercredi la journée internationale de lutte contre la corruption par une marche populaire de soutien à sa politique anti-corruption, a martelé avec force sa détermination à "combattre la gabegie sous toutes ses formes".
Rejetant les accusations de l'opposition qui qualifie de "selective" les mesures prises dans ce cadre, il a affirmé qu'il "n'a de compte à régler qu'à ceux qui se sont livrés au pillage des biens de l'Etat pendant 20 ou 30 ans et qui ont mis le pays en ruine".
"Je regrette beaucoup que certains défendent ce genre de pratiques alors que dans le passé ils en dénonçaient les auteurs et leurs faisaient porter la responsabilité de la déliquescence du pays estimant que c'est le fruit de la gabegie, du détournement des deniers publics et de la corruption et je suis désolé qu'ils en arrivent aujourd'hui à défendre de tels comportements", a-t-il ajouté.
L'opposition avait critiqué lundi dans une conférence de presse la politique suivie par le régime du président Mohamed Ould Abdel Aziz dans ce domaine, la qualifiant de "sélective" et exigeant un cadre consensuel pour le traitement des abus commis sous la présidence de Maaouiya Ould Taya (1984-2005).
Les trois hommes d'affaires en garde à vue à la brigade de la police chargée des crimes économiques sont accusés d'avoir réçu des "transferts illicites" de la Banque centrale de Mauritanie (BCM) entre 2001 et 2002.
Selon leurs avocats, ils avaient accepté de rembourser cet argent mais ils continuent de rejeter la demande de la BCM de "payer des intérêts qui correspondraient à la période considérée".
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36 millions d'euros réclamés aux hommes d'affaires arrêtés
(AFP) – NOUAKCHOTT — Le président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, a affirmé que les trois hommes d'affaires en garde à vue depuis le 3 décembre dans le cadre de la "lutte contre la gabegie" allaient devoir rembourser plus de 14 milliards d'ouguiyas (36 millions d'euros).
"Cette affaire est claire et porte sur 14 milliards d'ouguiya dont ont profité des individus sans contrepartie et sans rendre la moindre prestation aux populations ou à l'Etat et ce montant doit être impérativement remboursé" a affirmé Ould Abdel Aziz dans une déclaration publiée mercredi.
Le président mauritanien dont le pays celèbre mercredi la journée internationale de lutte contre la corruption par une marche populaire de soutien à sa politique anti-corruption, a martelé avec force sa détermination à "combattre la gabegie sous toutes ses formes".
Rejetant les accusations de l'opposition qui qualifie de "selective" les mesures prises dans ce cadre, il a affirmé qu'il "n'a de compte à régler qu'à ceux qui se sont livrés au pillage des biens de l'Etat pendant 20 ou 30 ans et qui ont mis le pays en ruine".
"Je regrette beaucoup que certains défendent ce genre de pratiques alors que dans le passé ils en dénonçaient les auteurs et leurs faisaient porter la responsabilité de la déliquescence du pays estimant que c'est le fruit de la gabegie, du détournement des deniers publics et de la corruption et je suis désolé qu'ils en arrivent aujourd'hui à défendre de tels comportements", a-t-il ajouté.
L'opposition avait critiqué lundi dans une conférence de presse la politique suivie par le régime du président Mohamed Ould Abdel Aziz dans ce domaine, la qualifiant de "sélective" et exigeant un cadre consensuel pour le traitement des abus commis sous la présidence de Maaouiya Ould Taya (1984-2005).
Les trois hommes d'affaires en garde à vue à la brigade de la police chargée des crimes économiques sont accusés d'avoir réçu des "transferts illicites" de la Banque centrale de Mauritanie (BCM) entre 2001 et 2002.
Selon leurs avocats, ils avaient accepté de rembourser cet argent mais ils continuent de rejeter la demande de la BCM de "payer des intérêts qui correspondraient à la période considérée".
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