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lundi 10 janvier 2011

Communiqué d'Amnesty International


COMMUNIQUÉ DE PRESSE
ÉFAI
7 janvier 2011
Amnesty International sollicite la libération de trois militants anti-esclavagistes incarcérés après avoir dénoncé le cas de deux jeunes filles qui, selon eux, étaient contraintes de travailler comme domestiques.
Biram Dah Ould Abeid, Cheikh Ould Abidine et Aliyine Ould Mbareck Fall, tous trois membres d’une organisation non gouvernementale (ONG) qui lutte contre l’esclavage, ont été condamnés à une peine d’un an d’emprisonnement - dont six mois avec sursis - jeudi 6 janvier dans la capitale Nouakchott.
« Ces trois hommes sont des prisonniers d’opinion, condamnés uniquement en raison de leurs activités visant à lutter contre l’esclavage, a déclaré Erwin van der Borght, directeur du Programme Afrique d’Amnesty International « Ils doivent être libérés immédiatement et sans condition et Biram Dah Ould Abeid doit de toute urgence être soigné pour ses blessures, résultant des mauvais traitements qui lui auraient été infligés lors de sa détention. »
Biram Dah Ould Abeid, Cheikh Ould Abidine et Aliyine Ould Mbareck Fall ont été arrêtés en décembre 2010 par les forces de sécurité, après avoir dénoncé le fait que deux jeunes filles, âgées de neuf et 14 ans, étaient maintenues en esclavage au domicile d’une fonctionnaire. Biram Dah Ould Abeid a déclaré qu’il avait été roué de coups pendant sa garde à vue et s’était vu refuser des soins médicaux pour ses blessures.
« La réaction brutale des autorités mauritaniennes face au travail de ces militants laisse supposer qu’elles cherchent à dissimuler le fait que l’esclavage existe bel et bien dans le pays », a expliqué Erwin van der Borght.
Les trois hommes incarcérés sont membres de l’Initiative pour la Résurgence du Mouvement abolitionniste en Mauritanie (IRA), qui demeure non reconnue par les autorités en dépit de demandes officielles d’enregistrement.
Après avoir alerté les autorités sur cette affaire, deux membres de l’IRA ont accompagné les policiers au domicile de la personne soupçonnée de maintenir les deux jeunes filles en esclavage, le 13 décembre 2010.
Arrivés sur les lieux, ils ont constaté qu’une fillette de neuf ans et une adolescente de 14 ans travaillaient dans cette maison comme domestiques, depuis trois ans et deux ans et demi respectivement.
Les policiers ont emmené les deux jeunes filles au commissariat pour interrogatoire, mais ont refusé que les membres de l’IRA assistent à leur audition, contrairement à ce qui avait été prévu initialement.
Plusieurs membres de l’IRA ont été inculpés de « coups et blessures à agents » et d’« obstruction à l’ordre public », après avoir organisé un rassemblement devant le commissariat pour protester contre le fait que la police les écarte des investigations. Ils ont également été inculpés d’appartenir à une « organisation non reconnue ».
Neuf membres de l’IRA ont initialement été placés en garde à vue et certains ont été passés à tabac, dont le président du groupe Biram Dah Ould Abeid, blessé à la tête et au genou.
Bien que l’affaire ait au départ été classée sans suite, la femme soupçonnée de maintenir les jeunes filles en esclavage fait désormais l’objet d’une enquête pour « exploitation ».
L’esclavage a officiellement été aboli en Mauritanie en 1981. Il n’a été érigé en infraction pénale qu’en août 2007. Depuis lors, aucune affaire n’a été portée devant les tribunaux, bien que des ONG, dont l’IRA, recueillent régulièrement des informations sur des pratiques s’apparentant à l’esclavage.

dimanche 9 janvier 2011

Communiqué IRA Mauritanie

IRA Mauritanie est surprise et déçue du verdict « d'un an d'emprisonnement, dont six mois fermes » prononcé par la cour correctionnelle de Nouakchott à l'encontre de son président Biram Ould Dah Ould Abeid et des militants Cheikh Ould Abidine et Alioune Ould MBareck Vall. Un autre verdict de six mois de prison avec sursis a été prononcé contre Balla Toure, Maouloud Ould Bouby et Dah Ould Boushab.

Le seul tort des militants de l'IRA, est d'avoir signalé un cas d'esclavage sur deux fillettes de 9 et 10 ans. Mme Moulmounine Mint Bekkar Vall, responsable de cette pratique d'esclavage a été mise sous contrôle judiciaire pour exploitation de mineur et relaxée.

Le verdict, prononcé contre Biram et ses amis est injuste et partial. Il conforte les esclavagistes et met à nu la loi de 2007 criminalisant l'esclavage.

Notre mouvement fait confiance à la Cour d'appel pour établir la justice et relaxer nos militants.

IRA Mauritanie appelle à la mobilisation et reste déterminée à poursuivre son combat contre l'esclavage, la discrimination et l'exclusion en Mauritanie.

IRA Mauritanie

lundi 20 décembre 2010

Six anti-esclavagiste écroués


Six militants mauritaniens d'une organisation anti-esclavagiste en Mauritanie ont été inculpés et écroués pour "agression contre les forces de l'ordre" après une manifestation pour dénoncer deux cas d'esclavage, selon une source judiciaire.

"Les six ont été inculpés et placés sous mandat de dépôt suivant la procédure du flagrant délit, un septième a été libéré", a affirmé cette source.

Ces membres de l'ONG Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (Ira) sont poursuivis, selon la même source, pour "rassemblement non autorisé, agression contre les forces de l'ordre et direction d'une association non reconnue".

Ces militants, dont le dirigeant de l'Ira, Biram Ould Dah Ould Abeid, avaient été arrêtés le 13 décembre à la suite d'une manifestation dénonçant des pratiques présumées esclavagistes contre deux filles, âgées de 10 et 14 ans.

Selon des sources judiciaires, la femme chez qui ces filles vivaient a été reconnue coupable "d'exploitation de mineur" et placée sous contrôle judiciaire. Les mères de ces filles ont cependant affirmé dimanche devant la presse qu'elles n'avaient jamais été esclaves mais qu'elles avaient été placées chez cette femme "pour apprendre" et "pour une vie meilleure". Leurs mères avaient annoncé leur intention de porter plainte contre les dirigeants de l'Ira pour "préjudices subis".

Un porte-parole de l'ONG, Oubeid Ould Imigine, a annoncé que les militants avaient organisé hier un sit-in devant le Parlement pour exiger la libération "immédiate et sans condition" des militants en détention.

AFP

vendredi 4 juin 2010

Mauritanie-Perspectives: Naissance d’un Think Tank


L’Association Mauritanie Perspectives a organisé hier après midi à l’Hôtel Marhaba un cocktail de présentation auquel ont assisté des ambassadeurs de pays étrangers et de nombreuses personnalités mauritanienne. Mme Turkiya Daddah, secrétaire générale de l’association avait ouvert le bal en se limitant à annoncer la naissance du cercle de réflexion avant de passer la parole à son président, l’ex ministre et directeur actuel de la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM), Abdel Aziz Ould Dahi et au responsable de la communication de l’association, Dah Ould Ahmedane. Selon les explications données par les fondateurs de cette association, il s’agit d’un Think Tank indépendant (cercle de réflexion et d’échange), constitué de cadres de la haute administration, d’intellectuels, d’universitaires et promoteurs connus pour leur engagement pour la cause de la société civile et l’Etat de droit en Mauritanie.
Les objectifs de ce Think Tank naissant sont d’ailleurs axés autour de la consolidation de l’Etat de droit et l’amélioration du processus de décision publique. Les moyens d’action déclarés du groupe sont des cycles de conférences périodiques, l’organisation de Forums d’échange orientés vers l’action constructive. Mauritanie-Perspectives est en effet une association indépendante à but non lucratif, régie par la loi n° 64 098 du 9 juin 1964 relatives aux associations en Mauritanie.

Elle est constituée de personnalités issues de divers horizons, experts, universitaires, hauts cadres et fonctionnaires, hommes d’affaires, etc.
Ses objectifs statutaires sont:
• favoriser l’épanouissement et le mûrissement des institutions publiques ;
• contribuer à la consolidation de l’Etat de droit en Mauritanie, grâce notamment, à l’échange d’idées, de réflexions, d’analyses et de propositions orientées vers l’action constructive ;
• œuvrer au développement d’un travail de réflexion et de recherche orienté vers l’action susceptible de servir de force de proposition ;
• développer des partenariats avec des réseaux ou associations poursuivant aux niveaux, régional ou international, des objectifs similaires, complémentaires ou connexes.

Mauritanie-Perspectives entend exercer ses activités au service des citoyens mauritaniens et de tous les acteurs institutionnels, Etat, Collectivités Locales, Société Civile, Secteur privé et Partenaires au Développement. Son initiative est totalement indépendante et n’a pas vocation à verser dans la politique partisane. En tant que structure de la société civile, elle est au service de cette dernière et de tout le pays.
Pourquoi Mauritanie-perspectives ?
Mauritanie-Perspective part du constat unanime de déficit de réflexion nationale autour des problèmes de l’Etat mauritanien et du besoin impérieux de doter l’administration d’outils permettant à l’Etat de fonctionner de manière effective, efficace, efficiente et durable.
Quelle ambition ?
L’Association Mauritanie-Perspectives, forte de son engagement au service de la Mauritanie, entend devenir une force de plaidoyer et de proposition sur des questions importantes, utiles à l’Etat, à son administration et à la collectivité nationale tout entière.
Quelle démarche ?
Mauritanie-Perspectives se fonde, d’une part, sur un travail de collecte de données, d’initiation et d’encadrement d’exercices de réflexion sérieuse et approfondie, et sur des analyses objectives orientées vers l’action et la solution des problèmes identifiés, d’autre part. Elle entend développer ses activités dans le cadre d’espaces d’échanges appropriés au développement de la Mauritanie, à travers le dialogue permanent et constructif entre l’administration, la société civile et les partenaires au développement.
Moyens d’action ?

Les moyens d’action de l’Association « Mauritanie-Perspectives » sont :
• la production et la diffusion d’études et d’articles de référence ;
• l’organisation de rencontres, colloques et séminaires ;
• la tenue de forums et de cercles de réflexion thématiques;
• la promotion de l’édition et de la diffusion de tout matériel d’information concourant à l’atteinte des objectifs de l’Association ;
• tout autre moyen contribuant à la réalisation de l’objet de l’Association.

Axes d’intervention
Mauritanie-Perspectives a pour ambition, à court et moyen termes :
• la constitution et la mise en ligne d’un inventaire, aussi complet que possible, des études réalisées sur la Mauritanie;
• la création d’un site Internet, comme outil de dialogue et espace de débats entre l’équipe de Mauritanie-Perspectives, ses partenaires et le grand public ;
• la conduite de réflexions sur les thématiques suivantes :
o quel système éducatif pour la Mauritanie ?
o pour une justice effective et efficace, que faire et comment faire ?
o méthode et mode d’emploi d’une politique de décentralisation équilibrée ;
o les enjeux d’une bonne politique de développement agricole ;
o justification et identification du rôle et de la place de la société civile ;
o enfin, Mauritanie-Perspectives entend instituer un rendez-vous mensuel de discussion, de débat et de partage.
Liste des membres fondateurs de l’association
- Abdel Aziz OULD DAHI
- Turkiya DADDAH
- Amadou SALL
- Dah OULD EHMEDANE
- Diallo Mamadou BATHIA
- Mohameden OULD BAH
- Mohamed Yehdhi OULD TOLBA
- Mohamed OULD ABED
- Abdelrahim OULD YOURA
- Sidi Mohamed CHEIGUER

Points Chauds

jeudi 24 décembre 2009

Une ONG opposée à la visite du président El Béchir en Mauritanie

L'ONG mauritanienne SOS Discrimines a exprimé sa vive opposition à la visite officielle qu'effectue depuis lundi soir en Mauritanie le président Omar El Béchir du Soudan.

Dans une déclaration publiée mardi soir à Nouakchott, SOS Discrimines rappelle que le leader soudanais doit répondre à "de graves accusations" devant la justice pénale internationale, un fait qui l'oblige à circuler en empruntant "des couloirs de non-droit" dans tous ses déplacements.

L'organisation juge la visite du président Béchir "inopportune", surtout en ce moment où la Mauritanie vient à peine de renouer avec la communauté internationale après une perturbation due à une crise politique et institutionnelle née du coup d'Etat du 6 août 2008.

La Cour pénale internationale de La Haye a délivré en mars dernier un mandat d'arrêt contre le président soudanais pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité au Darfour (ouest du pays).

Plusieurs partis politiques mauritaniens ont condamné l'attitude de cette juridiction à l'occasion de l'accueil réservé au président El Béchir. La Mauritanie n'est pas signataire de l'acte instituant le Tribunal pénal international (TPI), qui poursuit ainsi pour la première fois un chef d'Etat en exercice.

PANA

samedi 19 décembre 2009

Le syndicat des journalistes mauritaniens tient son premier congrès

APA - Nouakchott (Mauritanie) Le syndicat des journalistes mauritaniens (SJM) a organisé ce vendredi au centre des conférences internationales de Nouakchott son premier congrès sous le thème « professionnels solidaires », a constaté le correspondant de l’APA.

La rencontre de deux jours permettra aux participants issus de la presse publique et privée d’examiner un certain nombre de questions comme, le code de déontologie, la plateforme revendicative et l’élection d’un nouveau bureau.

Ouvrant les assises, le ministre de la communication et des relations avec le parlement, M. Mohamed Abdallahi Ould Bouakhary, qui avait à ses côtés son homologue de la culture, le commissaire aux droits de l’homme, a exhorté les journalistes à s’abstenir de diffuser les informations portant atteintes à la sécurité et l’unité nationale.

De son côté, le président du SJM, M. Houssein Ould Meddou a fait le bilan des activités du syndicat et déploré que le congrès se tienne au moment où le journaliste Hanavi Ould Dehah, directeur du site électronique « Tehgadoumy » est toujours en prison.

Il a aussi plaidé pour la suppression des sanctions contre les journalistes et l’enracinement de la liberté de presse en Mauritanie.

De son côté le député Jemil Ould Mensour, président du groupe parlementaire pour le plaidoyer en faveur les journalistes, a demandé aux pouvoirs publics d’alléger la pression sur les journalistes et les laisser accomplir librement leur mission.

Quant au représentant de la fédération internationale des journalistes (FIJ), M.Libasse Hane, il a exprimé le soutien de sa fédération au syndicat des journalistes mauritaniens et mis en exergue, la nécessité de créer des conditions décentes de travail pour le journaliste.

Les représentants de l’association médecins sans frontières, de la fédération algérienne des journalistes et le syndicat des professionnels de l’information et de la communication du Sénégal ont également participé à ce congrès.