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mercredi 30 décembre 2009

L'otage espagnol blessé par balle

MADRID — Un des trois humanitaires espagnols pris en otage en Mauritanie le mois dernier par des militants islamiques a été blessé par balle à la jambe le jour de l'enlèvement, a fait savoir mercredi l'organisation humanitaire Accion Solidaria.

Le président de l'ONG basée à Barcelone Francesc Osan a déclaré à la radio qu'il avait appris la nouvelle de ses blessures par le gouvernement espagnol.

Dans un communiqué diffusé mardi soir, le ministère des Affaires étrangères a précisé que Albert Vilalta a été blessé le jour de l'enlèvement le 29 novembre dernier et reçoit des soins médicaux.

Selon le quotidien "El Païs" qui cite des responsables du gouvernement espagnol, l'otage âgé de 45 ans souffre de trois blessures par balle à la jambe gauche, qui lui ont été infligées alors qu'il tentait de s'enfuir.

L'enlèvement a été revendiqué par Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), groupe qui a également kidnappé un Français, Pierre Camatte, au Mali le 25 novembre, après les trois Espagnols -Albert Vilalta, Roque Pascual et Alicia Gamez-le 29 en Mauritanie.

mardi 29 décembre 2009

Al-Qaida s'est transformée en «label» terroriste

Pierre Prier | Le Figaro

L'organisation fondée par Oussama Ben Laden ne semble plus avoir les moyens de monter une opération d'envergure.

L'attentat manqué du vol Amsterdam-Detroit, revendiqué par al-Qaida, ravive la crainte du terrorisme planétaire. Mais Ben Laden ne semble plus avoir les moyens de monter une opération complexe comme celle du 11 Septembre. Il continue cependant à fournir des indications générales à une nébuleuse disparate, à laquelle le fondateur du mouvement djihadiste accorde le «label» al-Qaida.


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• Pakistan, Afghanistan : la « centrale » menacée

Oussama Ben Laden, 52 ans, et son second Ayman al-Zawahiri se cachent sans doute dans les zones tribales qui échappent au contrôle du gouvernement. À la merci d'une trahison et d'un missile américain, Ben Laden est un homme traqué. Al-Qaida ne donne pas d'ordres, mais indique des thèmes généraux d'action. Par ailleurs, des groupes affiliés à al-Qaida, comme le «réseau Haqqani», lancent des attaques suicides contre l'Afghanistan, en partant du Nord-Waziristan, l'une des zones tribales. Au Pakistan même, le groupe Lashkar e-Taiba, auteur desattentats de Bombay il y a un an, entretient un «partenariat» technique avec al-Qaida.

• Péninsule arabique : défaite en Arabie, refuge au Yémen

La branche saoudienne d'al-Qaida a subi une défaite militaire cuisante grâce à la féroce contre-attaque des services de sécurité. En janvier 2009, les derniers dirigeants se sont repliés au Yémen, où ils ont fusionné avec la branche locale pour former «al-Qaida dans la péninsule arabique» (Aqpa). C'est au Yémen qu'a été organisée la tentative d'assassinat manquée du vice-ministre de l'Intérieur, le prince Ben Nayef, en août 2009, ainsi que l'attentat raté du vol pour Detroit. Cette nouvelle base stratégique est menacée. Trente militants, dont deux dirigeants, ont été tués ces dernières semaines par des frappes aériennes yéménites, sans doute accompagnées de tirs de missiles américains.

• Irak : al-Qaida reste dangereux

Les sunnites ont porté un rude coup aux militants d'al-Qaida, eux aussi sunnites, mais dont ils refusaient l'hégémonie. Mais al-Qaida s'est lancé dans une dérive nihiliste, multipliant les attentats contre toutes les communautés dans l'espoir de créer le chaos. Le plus sanglant a fait 101 morts au cœur de Bag dad le 19 août.

• Al-Qaida au Maghreb islamique : un mouvement contre la France

Oussama Ben Laden a offert son «label» au GSPC (Groupe salafiste pour la prédication et le combat) algérien quand, en 2005, son chef, Abdelmalek Droukdal, a décidé de se transformer en «Al-Qaida au Maghreb islamique» (Aqmi), avec un projet antioccidental et particulièrement antifrançais. Il recrute aujourd'hui dans le Sahel, au Niger, au Mali et en Mauritanie. Aqmi a revendiqué l'assassinat d'un groupe de voyageurs français en Mauritanie en décembre 2007, et l'enlèvement d'un Français et de trois Espagnols au Mali et en Mauritanie le 12 décembre dernier. On lui attribue le rapt d'un couple d'Italiens en Mauritanie, disparus depuis le 25 décembre. Aqmi n'a pas réussi jusqu'à ce jour à agir sur le territoire français.

• Somalie : proposition d'allégeance

«Al Shabab», l'un des deux groupes islamistes en lutte contre le gouvernement somalien, a prêté officiellement allégeance à al-Qaida en septembre 2009. Oussama Ben Laden l'a encouragé, sans lui conférer son «label».

• Asie du Sud-Est : faux départ

Ben Laden avait noué des liens avec la Jama Islamiya, responsable de l'attentat contre une discothèque de Bali en octobre 2002 (200 morts). Mais la répression qui a suivi a démantelé le groupe. Ben Laden n'a jamais accepté l'offre de ralliement d'un dissident, le Malaisien Noureddine Top, auteur d'une nouvelle série d'attentats à Bali en 2005, et tué en septembre dernier. Al-Qaida a refusé également «l'adhésion» du groupe Abu Sayyaf, né aux Philippines, qu'il juge plus mafieux que politique.

• Bande de Gaza : l'impossible implantation

Les Israéliens et le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, ont accusé al-Qaida de s'implanter dans les Territoires palestiniens. Plusieurs groupes djihadistes ont tenté d'imposer un projet de guerre sainte planétaire dans la bande de Gaza, utilisant le vocabulaire de Ben Laden, comme «émirat islamique», mais sans se revendiquer expressément d'al-Qaida. Le Hamas, au pouvoir à Gaza, islamiste mais nationaliste, a mis fin à la dernière tentative des «Soldats des partisans de Dieu» en août 2009, en donnant l'assaut à leur mosquée, faisant 17 morts, dont le chef du groupe.


lundi 28 décembre 2009

Al-Qaïda au Maghreb revendique l'enlèvement de deux Italiens

Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a revendiqué l'enlèvement de deux Italiens le 18 décembre en Mauritanie, a indiqué lundi la chaîne de télévision Al-Arabiya, basée à Dubaï.

Selon le site internet d'Al-Arabiya, la revendication est contenue dans un message audio diffusée dimanche dans lequel un porte-parole du groupe, qui se présente sous le nom de Salah Abou Mohammed, justifie l'enlèvement par "les crimes du gouvernement italien en Afghanistan et en Irak".

Les deux Italiens avaient été enlevés sur une route du sud-est de la Mauritanie. Sergio Cicala, retraité de 65 ans, et sa femme Philomene Kabouree, Italienne d'origine burkinabè et âgée de 39 ans, se rendait au Burkina Faso à bord d'un minibus immatriculé en Italie, avait indiqué une source de sécurité.

Leur enlèvement s'est déroulé à peu près de la même façon que celui de trois Espagnols fin novembre à l'autre bout du pays, revendiqué par Al-Qaïda au Maghreb islamique.

Ces deux dernières années, Aqmi avait revendiqué une série d'actions meurtrières en Mauritanie, dont l'assassinat fin 2007 de quatre Français à Aleg (250 km à l'est de Nouakchott) et celui d'un Américain en juin dans la capitale

jeudi 24 décembre 2009

Mauritanie/rapts: un suspect arrêté

La police mauritanienne a arrêté un suspect dans l'enlèvement la semaine dernière d'un couple de ressortissants italiens dans le sud du pays, a-t-on appris de source proche de l'enquête. Le suspect, Abderrahmane Ould Imidou, a été arrêté lundi près de la ville de Kobeini, où le 4x4 du couple italien avait été retrouvé abandonné et criblé de balles, précisait-on de même source. Il va être transféré vers la capitale Nouakchott pour y être interrogé.

Sergio Cicala et son épouse Philopene Kabore, une Italienne originaire du Burkina Faso, ont été enlevés par des hommes armés vendredi soir, selon les autorités mauritaniennes.

La fille de Sergio Cicala a déclaré sur la chaîne italienne Sky TG24 que le couple faisait route vers le Burkina Faso au moment de l'enlèvement.

AP

lundi 21 décembre 2009

Le gouvernement veut rassurer les étrangers, après l'enlèvement de 2 Italiens

Le gouvernement mauritanien a pris "toutes les dispositions" pour assurer la sécurité des étrangers en Mauritanie, a affirmé lundi l'Agence mauritanienne d'information (AMI, officielle), après l'enlèvement de deux Italiens dans le sud-est.
"Les autorités mauritaniennes tiennent à réaffirmer que toutes les dispositions nécessaires ont été prises pour garantir la sécurité des ressortissants étrangers", rapporte l'AMI.
L'Agence ne donne aucune précision sur d'éventuelles nouvelles dispositions prises par Nouakchott. Celles-ci pourraient concerner un renforcement de la sécurité sur les grands axes routiers empruntés par les étrangers, ont indiqué à l'AFP des sources sécuritaires.
Un couple d'Italiens qui voyageait à bord d'un minibus est porté disparu depuis vendredi, dans le sud-est, et plusieurs sources sécuritaires et diplomatiques ont annoncé qu'ils avaient été "enlevés par des hommes armés".
Selon de premiers témoignages, le rapt s'est déroulé à peu près de la même façon que celui de trois Espagnols fin novembre, dans le nord-ouest de la Mauritanie, revendiqué par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).
Jusqu'à présent, les autorités et les médias d'Etat n'avaient pas évoqué ce nouveau kidnapping. L'AMI ne parle d'ailleurs pas d'"enlèvement" mais de "disparition".
Selon cette agence, les autorités locales du "Hodh El Gharbi (région du sud-est où a eu lieu le rapt) ont été informées dans la matinée du vendredi 18 décembre de la présence d'un petit bus de type Ivoko 4x4 vide près de la frontière mauritano-malienne".
"Les autorités locales ont mené les enquêtes nécessaires qui ont confirmé que ce bus était passé dans la soirée (du jeudi au vendredi, ndlr) par le point de contrôle de Kobéni (localité mauritanienne) et qu'à son bord se trouvaient deux personnes de nationalité italienne", précise l'AMI.
Sergio Cicala, Italien retraité de 65 ans, et sa femme Philomene Kabouree, Italienne d'origine burkinabè, 39 ans, ont disparu sur l'axe Aïoun (Mauritanie) - Kayes (Mali), à proximité de la localité mauritanienne de N'Eissira, près de la frontière malienne, selon des sources sécuritaires.
(AFP)

dimanche 20 décembre 2009

Mauritanie/rapt: les Italiens au Mali ?

AFP

Le couple d'Italiens enlevé vendredi dans le sud-est mauritanien doit à présent se trouver "au Mali", a estimé à Nouakchott un représentant de l'Union européenne, en mission pour quelques jours en Mauritanie. "On pense qu'ils sont au Mali maintenant, nous ne disposons pas de nouvelles fraîches sur eux", a déclaré le directeur au développement et aux relations de l'UE avec les pays ACP (Afrique, Caraïbes et Pacifique), Stefano Manservisi, de nationalité italienne.

Il s'exprimait devant la presse, au terme d'une série de réunions, dimanche, avec des responsables mauritaniens, dont le président Mohamed Ould Abdel Aziz.

Un couple de voyageurs italiens qui se rendait au Burkina Faso à bord d'un minibus immatriculé en Italie a été enlevé, vendredi soir, dans le département mauritanien de Kobenni, à quelques kilomètres seulement de la frontière avec le Mali, selon une source sécuritaire.

Le Mali sert de refuge, depuis 2008, aux groupes d'islamistes armés qui enlèvent des Occidentaux. Et c'est dans ce pays que seraient actuellement détenus les trois Espagnols kidnappés le 29 novembre dans le nord-ouest de la Mauritanie, ainsi qu'un Français capturé le 26 novembre dans la ville malienne de Ménaka (nord).

L'enlèvement des deux Italiens similaire au rapt des Espagnols

Carte de localisation de la disparition de deux Italiens

NOUAKCHOTT — L'enlèvement de deux Italiens, vendredi sur une route du sud-est de la Mauritanie, s'est déroulé à peu près de la même façon que celui de trois Espagnols fin novembre à l'autre bout du pays, revendiqué par Al-Qaïda au Maghreb islamique, selon de premiers témoignages.

Le couple de voyageurs italiens porté disparu depuis vendredi soir dans le département mauritanien de Kobenni, a "très probablement été enlevés par un groupe armé", avait annoncé samedi à l'AFP une source sécuritaire.

Sergio Cicala, retraité de 65 ans, et sa femme Philomene Kabouree, Italienne d'origine burkinabè et âgée de 39 ans, "se rendait au Burkina Faso à bord d'un minibus immatriculé en Italie", selon cette source.

Les autorités mauritaniennes n'ont pas confirmé, jusqu'à présent, qu'il s'agissait d'un enlèvement, et les médias d'Etat n'en ont pas dit un mot.

Mais le ministère italien des Affaires étrangères a déclaré que son "unité de crise" suivait "le cas de l'enlèvement des deux compatriotes en Mauritanie". "Tous les canaux diplomatiques et politiques ont été mobilisés immédiatement", a ajouté le ministère italien.

Cet enlèvement intervient près de trois semaines après la capture de trois ressortissants espagnols, sur la route côtière Nouadhibou-Nouakchott (nord-ouest), revendiqué par la branche maghrébine d'Al-Qaïda.

"Le mode opératoire est pratiquement le même que pour l'enlèvement des trois Espagnols le 29 novembre, ce qui laisse penser qu'il s'agit du même groupe terroriste", a jugé dimanche le directeur du journal Nouakchott-infos, Abou Al Maali, interrogé par l'AFP.

Selon des témoignages de voyageurs recueillis par une source proche des autorités locales, les ravisseurs ont surgi, de nuit, au bord de la route.

Ils ont tiré en l'air et dans les pneus pour obliger les voyageurs à s'arrêter, avant de s'emparer uniquement des personnes, en abandonnant le véhicule et son contenu.

Selon une source sécuritaire, la disparition s'est produite vers 22H00 (locales et GMT) sur l'axe Aïoun (Mauritanie) - Kayes (Mali), à proximité de la localité mauritanienne de N'Eissira, à quelques kilomètres seulement de la frontière avec le Mali.

Le nord et l'est du Mali servent de refuge, depuis 2008, aux islamistes armés qui enlèvent des Occidentaux. Et c'est dans ce pays que seraient actuellement détenus les trois otages espagnols, ainsi qu'un Français capturé le 26 novembre dans la ville malienne de Ménaka.

"L'enlèvement a été érigé en commerce juteux depuis que les Européens ont commencé à payer cher pour la vie de leurs otages. La Mauritanie est désormais perçue comme un maillon faible, étant donné la taille de son territoire aux trois-quarts désertique et quasiment incontrôlable", rappelle Abou Al Maali.

Ces deux dernières années, Aqmi a revendiqué une série d'actions meurtrières en Mauritanie, dont l'assassinat fin 2007 de quatre Français à Aleg (250 km à l'est de Nouakchott) et celui d'un Américain en juin dans la capitale.

Mohamed Ould Abdel Aziz, élu président en juillet après avoir mené un coup d'Etat en 2008, avait promis une "lutte sans merci" contre le terrorisme.

Au début du mois, l'ancien général a affirmé que la multiplication des actions d'Aqmi résultait d'un "cumul d'erreurs sécuritaires et militaires des régimes précédents". Il a assuré qu'il s'employait à mieux équiper l'armée mais que cela ne se ferait pas "en un jour".

L'opposition prévoit d'organiser, mercredi, à Nouakchott "une marche de protestation", notamment "contre l'insécurité grandissante".