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dimanche 23 mai 2010

Alain Joyandet salue la coopération franco-mauritanienne

Alain Joyandet, secrétaire d’Etat français à la Coopération et à la Francophonie, en visite à Nouakchott, a estimé que la coopération entre la France et la Mauritanie "se déroule très bien".

" Nous avons fait le tour des dossiers de la coopération et avons pu constater que cette coopération se déroule très bien", a- t-il déclaré à la presse à Nouakchott après avoir rencontré le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz.

Il a souligné que depuis l’investiture du président Aziz, les services respectifs des deux pays ont beaucoup travaillé sur les dossiers entre la Mauritanie et la France. Il a expliqué qu’il " est venu, au nom du président Sazkozy, dire au président Aziz, tout le soutien que la France voulait continuer à apporter à la Mauritanie".

M. Joyandet a affirmé avoir proposé au président de la république de Mauritanie de renforcer le programme de coopération dans les domaines de la sécurité et de l’énergie.

La sécurité est "un point très important puisque s’il n’y a pas de sécurité il n’y a pas de développement", a-t-il souligné.

A propos de l’énergie, il a révélé que son pays va enclencher des programmes supplémentaires pour accélérer la production de l’électricité en Mauritanie.

La coordination de l’opposition démocratique en Mauritanie a vivement critiqué, dans un communiqué, le rôle joué par la France pour "légitimer le coup d’Etat du 6 août 2008", perpétré par le président Aziz.

Xinhua

jeudi 4 mars 2010

La France annule une dette

La France a signé avec la Mauritanie un accord annulant une dette de 17,4 millions d'euros en faveur de Nouakchott afin que ce pays puisse investir ce montant dans des actions de développement, selon un communiqué. L'opération appelée "contrat de désendettement et de développement (C2D)" a été signée mercredi par le ministre mauritanien des Affaires économiques et du Développement, Sidi Ould Tah et l'ambassadeur de France à Nouakchott, Michel Vandepoorter.

Selon le texte, "le mécanisme financier du C2D, promu par la France, s'inscrit dans le cadre des mesures d'annulation de la dette décidées par la communauté internationale au bénéfice des pays pauvres très endettés, dont la Mauritanie est depuis mi-2002 parmi les premiers bénéficiaires". Un accord-cadre d'application du C2D qui précise les modalités et conditions d'affectation et de mise en oeuvre de la subvention qui en découlent a par ailleurs été signé entre le ministre et le directeur de l'Agence française de Développement (AFD), est-il précisé dans le texte.

Les ressources dégagées au titre du présent C2D seront affectées pour l'essentiel au financement de la lutte contre la pauvreté (4 millions d'euros), au Programme National de Développement du Système Educatif en cours de préparation (6,7 millions d'euros), le reliquat devant être programmé ultérieurement, selon la même source. Les précédents C2D signés entre Nouakchott et Paris en 2003 et 2006 portaient sur une enveloppe globale de 26,55 millions d'euros.

AFP

mercredi 28 octobre 2009

Paris et Nouakchott normalisent leurs relations

La visite en France du président mauritanien Abdel Aziz, qui a rencontré ce mardi son homologue français Nicolas Sarkozy, marque la normalisation des relations entre Paris et Nouakchott. Depuis deux ans, la Mauritanie est la cible d'attaques de la mouvance d'al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), qui a notamment revendiqué l'attentat-suicide perpétré en août près de l'ambassade de France à Nouakchott et dans lequel deux gendarmes avaient été légèrement bléssés.

La coopération millitaire entre la France et la Mauritanie, ne date pas d'hier. A la fin des années 1970 l'armée française était régulièrement intervenue en Mauritanie pour lutter contre la guérilla du Front Polisario et sécuriser le chemin de fer qui mène aux mines de Zouérate.

En avril 1986 un accord militaire technique avait été conclu avec Nouackchott. Aujourd'hui la coopération millitaire française est donc axée sur la lutte contre le terrorisme. La France devrait apporter une aide à la formation des personels mauritaniens et peut-être aussi livrer ou céder certains matériels ( il n'est pas question d'armes pour le moment mais plutôt de véhicules).

Poignée de main entre le président français Nicolas Sarkozy et le président mauritanien Ould Abdel Aziz sur le perron de l'Elysee, le 27 octobre 2009.( Photo : Gonzalo Fuentes / Reuters )

Poignée de main entre le président français Nicolas Sarkozy et le président mauritanien Ould Abdel Aziz sur le perron de l'Elysee, le 27 octobre 2009.
( Photo : Gonzalo Fuentes / Reuters )

Pour le ministère français de la Défense, cette visite du président Mohamed Ould Abdel Aziz va permettre d'identifier les « besoins » de la Mauritanie en matière millitaire. Aprés le coup d'Etat du 6 août 2008, l'Union européenne et la France avaient suspendu leur coopération avec Nouakchott.

Aujourd'hui la présence millitaire française en Mauritanie est donc « très modeste » précise le ministère de la Défense. Officiellement, il n'y a qu'un groupe de huit formateurs, dont six officiers répartis entre la capitale Nouackchott et le camp d'Atar au coeur du massif de l'Adrar à plus de 400 kilomètres de la capitale.

C'est aussi là que se trouve une base arrière des GLAT, les groupements de l'armée mauritanienne de lutte antiterroriste qui patrouillent dans le désert pour empêcher les infiltration des millitants d'al-Qaïda pour le Maghreb islamique.

Avec la normalisation des relations entre Paris et Nouakchott, la coopération millitaire entre les deux pays devrait se renforcer. Au début du mois, le chef d'état major des armées le général Jean-Louis Georgelin a fait le déplacement en Mauritanie. Déja la France a cédé quelques véhicules 4X4 de type « Land Rover » à l'armée mauritanienne.

On parle aussi d'une vente d'avions d'entraînement « Tucano ». Cet avion a été retiré de l'armée de l'Air française au mois de juillet mais il pourrait reprendre du service sous les couleurs mauritaniennes comme avion d'observation.

RFI

lundi 26 octobre 2009

Paris annonce la normalisation des relations avec Nouakchott

PARIS - La visite en France du président mauritanien, qui rencontrera mardi le président Nicolas Sarkozy, marque la normalisation des relations entre Paris et Nouakchott, indique le Quai d'Orsay.

Le président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz. La visite du président mauritanien, qui rencontrera Nicolas Sarkozy mardi, marque la normalisation des relations entre Paris et Nouakchott, selon le Quai d'Orsay. (Reuters/ Ahmed Jadallah)

Le président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz. La visite du président mauritanien, qui rencontrera Nicolas Sarkozy mardi, marque la normalisation des relations entre Paris et Nouakchott, selon le Quai d'Orsay. (Reuters/ Ahmed Jadallah)

Paris explique sa décision par les progrès accomplis à la faveur de l'élection présidentielle de juillet, que l'opposition mauritanienne a dénoncée comme truquée mais que les observateurs de l'Union européenne ont jugée régulière.

Lors de sa visite en France, jusqu'à mercredi, le président Mohamed Ould Abdel Aziz s'entretiendra avec le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, et le secrétaire d'Etat chargé de la Coopération et de la Francophonie, Alain Joyandet.

"Cette visite marque la normalisation des relations entre la Mauritanie et la France après les élections présidentielles tenues le 18 juillet dernier", a déclaré le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères lors d'un point de presse électronique.

"M. Mohamed Ould Abdel Aziz a été élu à l'issue d'un scrutin qui s'est déroulé dans des conditions régulières et transparentes selon la commission électorale nationale indépendante multipartite de Mauritanie ainsi que selon tous les observateurs internationaux indépendants présents", a-t-il dit.

Pour la France, "ces élections ont consacré la sortie de crise en Mauritanie".

Reuters

Mauritanie-France : Aziz boycotte Kouchner


Mauritanie-France : Aziz boycotte KouchnerMauritanie-France : Aziz boycotte Kouchner© AFP

Le président mauritanien Mohamed Ould Abdelaziz est attendu pour sa première visite officielle en France ce lundi 26 octobre à 15h15. Il séjournera à l’hôtel Meurice. Il sera accueilli par le ministre délégué à la Coopération, Alain Joyandet.

Reçu à l’Elysée le mardi 27 à 18h30 par Nicolas Sarkozy, le général Aziz devait être, dans la soirée, l’hôte d’un dîner offert au Quai d’Orsay par le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner. C’est tout du moins ce qui avait été convenu, lors de la visite préparatoire que l’homme d’affaires Mohamed Bouamatou, émissaire d’Aziz, a effectué à Paris au cours de la semaine du 12 octobre. Ce rendez-vous figurait aussi sur les agendas respectifs de Kouchner et de Joyandet rendus publics le 23 octobre.

Las. Le lendemain, samedi 24 octobre, depuis Nouakchott, le Président mauritanien a pris la décision d’annuler sa participation à ce dîner, sans plus d’explications (mais ses relations délicates avec Bernard Kouchner depuis sa prise de pouvoir doivent y être pour quelque chose).

En lieu et place, ce même mardi soir, Aziz et son épouse dîneront donc en petit comité avec le ministre Joyandet et madame, l’avocat Robert Bourgi et madame et…Claude Guéant, le Secrétaire général de l’Elysée.

Jeune Afrique | François Soudan

dimanche 25 octobre 2009

Le président Abdel Aziz en visite en France


Le président mauritanien Mohamed ould Abdel Aziz, le 19 juillet 2009.(Photo : AFP)

Le président mauritanien Mohamed ould Abdel Aziz, le 19 juillet 2009.
(Photo : AFP)

Le président mauritanien, Mohamed ould Abdel Aziz, débute ce mardi sa première visite officielle en France depuis son élection le 18 juillet dernier et son arrivée au pouvoir à la faveur d'un coup d'Etat en août 2008. Mohamed ould Abdel Aziz doit rencontrer son homologue français, le président Nicolas Sarkozy. Il devrait aussi être reçu par le Premier Ministre François Fillon, par le ministre des Affaires Etrangères, Bernard Kouchner et par le secrétaire d’Etat chargé de la Coopération, Alain Joyandet. Sa visite doit s’achever mercredi soir.

La première visite en France pour le président Abdel Aziz, moins de trois mois après son investiture, cette rencontre officielle prouve – si besoin est – que les relations entre Paris et Nouakchott sont à nouveau au beau fixe.

Après le coup d’Etat d’août 2008, la Mauritanie a traversé une longue période d’isolement diplomatique et économique. Les auteurs du coup d’Etat et leurs proches étaient alors officiellement persona non grata en France.

« Le but premier de cette rencontre parisienne est donc de renouer le contact, de rattraper le temps perdu », confie même le Premier ministre mauritanien. La relance de la coopération bilatérale sera bien-sûr au cœur des discussions, comme le confirme la présence à Paris du ministre mauritanien des Finances.

Autre grand dossier : celui de la sécurité au Sahel. « La coopération en matière de lutte contre le terrorisme doit être prochainement renforcée à travers des programmes de formation et de partage d’informations », confirme encore le Premier ministre.

Difficile de savoir si des choses concrètes ressortiront de cette première visite, si des contrats spécifiques seront signés. Les deux parties souhaitent en tout cas impulser une nouvelle dynamique politique dans leurs relations, effacer le tableau noir et tout reprendre à zéro.

mardi 13 octobre 2009

France-Mauritanie: des "actions de formation" envisagées par les deux armées


NOUAKCHOTT — Le chef d'état-major de l'armée française, le général Jean-Louis Georgelin, en visite en Mauritanie, a évoqué avec le président Mohamed Ould Abdel Aziz la coopération militaire et "les actions de formation" qui pourraient être menées, a indiqué mardi l'agence officielle AMI.

"Nous avons envisagé notamment les actions de formation que nous pourrions conduire ensemble", a déclaré le général français au sortir de la rencontre, selon l'agence mauritanienne d'information (AMI).

Selon lui, l'entretien a permis d'évoquer "surtout la coopération militaire qui peut rapprocher les deux armées", ainsi que la situation dans la région.

Le général français s'était rendu lundi dans la région stratégique de l'Adrar, à Chinguetty et à Atar (450 km au nord-est de Nouakchott).

Il avait auparavant eu une série d'entretiens à Nouakchott avec le ministre mauritanien de la Défense et le chef d'état-major de l'armée mauritanienne.

Depuis deux ans, la Mauritanie est la cible d'attaques de la mouvance d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), qui a notamment revendiqué l'attentat suicide perpétré en août près de l'ambassade de France à Nouakchott. Un jeune Mauritanien s'était tué en faisant exploser la charge qu'il transportait, blessant légèrement deux gendarmes français et une Mauritanienne.

lundi 12 octobre 2009

Visite en Mauritanie du chef d'état-major des armées françaises

NOUAKCHOTT -- Le chef d'état-major des armées françaises, le général Jean-Louis Gorgelin, est arrivé, dimanche, à Nouakchott pour une visite de travail, a-t-on appris de sources proches de l'état-major national mauritanien.

Selon ces mêmes sources, le général français rencontrera au cours son séjour le ministre de la Défense Hammadi Ould Hammadi, avant de se rendre, en compagnie du général Ghazwani, chef d'état- major de l'armée mauritanienne, dans les villes de Chinguitty et Atar, au nord du pays.

Le chef d'état-major des armées françaises aura également des entretiens avec plusieurs responsables mauritaniens dans le cadre des relations de coopération liant la France à ce pays.

La Mauritanie et la France, qui entretiennent des relations de coopération militaire depuis 1960, sont actuellement engagées dans une politique sécuritaire commune de lutte contre le terrorisme et les trafics de tous genres.

La semaine dernièr, Nouakchott avait abrité une rencontre d' experts sécuritaires des deux pays, dont l'objectif était d' identifier de nouvelles méthodes de lutte contre l'activité terroriste, le trafic de drogue et le crime organisée.

Selon les observateurs, la France serait en train de reprendre sa place dans la coopération militaire avec son ancienne colonie, après le froid qu'ont subi les relations de défense entre les deux pays, suite à l'affaire du capitaine mauritanien Ely Ould Dah mis en examen par la justice française en 1999. 

© Copyright Xinhua

mardi 6 octobre 2009

Un mauritanien à l'Elysée

Le général Ould Abdelaziz s'est emparé du pouvoir le 6 août 2008. Son putsch a été régularisé par le scrutin du 28 juillet 2009.

Le chef de l'Etat mauritanien, le général Mohamed Ould Abdelaziz, sera reçu à la mi-octobre à l'Elysée par Nicolas Sarkozy. Ce rendez-vous, le premier depuis le putsch du général à Nouakchott en 2008, est dû, notamment, à l'activisme déployé par le lobbyiste tunisien Liyès Ben Chedli, président du Cercle d'amitié de l'Union méditerranéenne. Après avoir condamné le coup d'Etat de l'an dernier, Paris avait, comme l'ensemble de la communauté internationale, entériné le scrutin présidentiel du 28 juillet dernier. Le 8 août, à la suite de l'attentat contre l'ambassade de France à Nouakchott, Nicolas Sarkozy s'était entretenu par téléphone avec Mohamed Ould Abdelaziz.


Mauritanie/France: réunion bilatérale sur les questions sécuritaires

NOUAKCHOTT (AFP) - La Mauritanie et la France ont entamé lundi à Nouakchott une réunion bilatérale de deux jours consacrée à la coopération dans le domaine sécuritaire dans le cadre d'une approche régionale, a constaté un correspondant de l'AFP.

Cette rencontre réunit des officiels, des officiers et des experts des ministères de la Défense, de l'Interieur et des Affaires étrangères mauritanien et français. Elle aborde les questions liées au terrorisme, au trafic d'armes, de drogue et des migrations illégales, assure-t-on au sein des deuxdélégations.

"Nous allons échanger notre évaluation de la situation pour voir s'il y a des domaines de coopération qui peuvent être développés" dans ces secteurs sécuritaires "sensibles", a affirmé à l'AFP l'ambassadeur de France à Nouakchott, Michel Vandepoorter, qui conduit la délégation de son pays. Selon lui, cette rencontre, la première du genre, se "préoccupera dedévelopper notre coopération bilaterale sécuritaire dans une perspective régionale" englobant le Mali et le Niger avec qui Paris a déjà tenu des réunions similaires.

"Nous avons depuis longtemps constaté que ces trois pays étaient l'objet de menaces qui portaient les germes d'instabilité", a expliqué le diplomate français, insistant sur la grande étendue des territoires des trois pays et l'insuffisance de leurs moyens face à ces menaces. La rencontre pourra "aboutir à des fiches de projets communs" aux plans bilatéral et régional, a-t-il conclu.