Un pêcheur mauritanien à Banc d'Arguin, le 25 janvier 2004 |

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Un pêcheur mauritanien à Banc d'Arguin, le 25 janvier 2004 |

BRUXELLES - Les ministres européens des Affaires étrangères ont confirmé lundi la reprise complète de leur coopération avec la Mauritanie, prenant acte du "retour à l'ordre constitutionnel" dans ce pays.
"L'UE considère qu'une solution consensuelle de sortie de la crise politique a été mise en oeuvre" et que "la Mauritanie est retournée à l'ordre constitutionnel", soulignent les ministres dans un texte adopté lundi.
Ils ont par conséquent décidé de mettre fin au gel de la coopération au développement avec la Mauritanie décidée à la suite du coup d'Etat mené en août 2008 par Mohamed Ould Abdel Aziz.
Le texte invite en même temps la Mauritanie "à engager un dialogue politique approfondi avec elle afin de renforcer la stabilité du pays". Juste après le coup d'Etat, l'UE avait gelé ses programmes d'aide à la Mauritanie, exceptés l'aide humanitaire et l'appui direct à la population.
Puis, en avril 2009, elle avait officiellement "suspendu" pour deux ans sa coopération avec la Mauritanie, en exigeant "un retour complet à l'ordre constitutionnel", c'est-à-dire l'arrivée au pouvoir d'un "chef d'Etat légitime".
L'UE avait déjà graduellement repris ses interventions en Mauritanie, après la mise en application des accords de sortie de crise qui ont conduit à l'organisation d'une élection présidentielle, remportée en juillet 2009 par Mohamed Ould Abdel Aziz.
AFP
L’UE envisage de reprendre totalement sa coopération avec la Mauritanie, avec une aide prévue de 156 millions d'euros d'ici 2013, conformément au dixième FED (Fonds européen de développement). Une délégation européenne est en ce moment à Nouakchott pour discuter avec le chef de la junte, élu président en juillet dernier, Mohamed Ould Abdelaziz, des modalités de cette coopération. Nous avons joint cet après-midi, en Mauritanie, le directeur-général pour le Développement de la Commission européenne, Stefano Manservisi.
Sandrine Blanchard
NOUAKCHOTT — Une mission de l'Union européenne (UE) a entamé mardi des entretiens pour une évaluation de la situation politique en vue de la levée des sanctions imposées par Bruxelles à Nouakchott après le coup d'Etat d'août 2008, a constaté un journaliste de l'AFP.
La délégation qui comprend des représentants de la présidence de l'UE et de la Commission européenne a rencontré mardi les chefs de délégations des trois pôles signataires de l'accord de sortie de crise de Dakar (juin 2009) qui avait permis l'organisation d'une présidentielle en juillet.
"Nous avons expliqué à cette mission européenne que nous avons pris acte du fait accompli" de l'élection du meneur du coup d'Etat Mohamed Ould Abdel Aziz au terme d'une présidentielle que l'opposition a jugée "frauduleuse", a déclaré Mohamed Ould Moloud, l'un des négociateurs de l'opposition.
"Cependant, nous avons affirmé que la crise politique continue et que nous restons prêts au dialogue sans préalable", a-t-il dit, suggérant, pour "garantir des élections crédibles à l'avenir", de "procéder à la révision du système électoral en vigueur".
La mission européenne a été également reçue par le Premier ministre mauritanien, Moulaye Ould Mohamed Laghdaf, avec qui les discussions ont porté sur "les priorités du gouvernement mauritanien en matière de développement, de bonne gouvernance et de promotion des droits de l'Homme".
Il a été aussi question du suivi de l'accord de Dakar, en particulier par rapport au dialogue inclusif, au rôle de l'opposition et au renforcement des institutions démocratiques dans notre pays, ajoute l'agence mauritanienne d'informations (officielle).
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