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dimanche 28 novembre 2010

La Mauritanie se dote d’un système d’état civil moderne


APA – Nouakchott La Mauritanie s’est dotée d’un système d’état civil moderne avec l’inauguration dimanche à Nouakchott du Centre technique de l’Agence nationale du registre de la population et des titres sécurisés (ANRPTM).
Cette agence est chargée d’exécuter un projet de détermination de l’identité et de sécurisation des documents nationaux permettant l’unification des données personnelles et la sécurisation des documents nationaux.
Le projet en question « contribuera, sans nul doute, à assurer la sécurité des citoyens à l’intérieur comme à l’extérieur en facilitant la gestion des flux migratoires par la tenue des points de passage et de contrôle aux frontières, la lutte contre la falsification et l’usurpation des documents nationaux, la lutte contre le terrorisme, le trafic illicite, la criminalité transfrontalière organisée et la production d’actes de naissance et de titres sécurisés », a indiqué le ministre mauritanien de l’intérieur et de la décentralisation, Mohamed Ould Boilil, à la cérémonie d’inauguration.
De son côté, Jean-Paul Jainsky, président directeur général de Morpho Groupe Safran, qui prend en charge le projet, a exprimé l’engagement de son groupe de mettre en place un « système garantissant l’émission fiable et hautement sécurisée des documents d’identité des citoyens et des résidents grâce au numéro national d’identification dont la génération est protégée par la dernière version de notre système multi biométrique de reconnaissance d’empreintes digitales et de visages ».
En plus des livraisons matérielles et logicielles, Morpho apportera tout au long de ce projet l’assistance technique nécessaire et assurera le transfert de compétences à l’administration mauritanienne, a ajouté M. Jainsky.
L’inauguration, présidée par premier ministre Moulaye Ould Mohamed Laghdaf, s’inscrit dans le cadre des activités commémoratives du cinquantenaire de l’indépendance nationale.

lundi 25 octobre 2010

Le Premier ministre fait une déclaration de son patrimoine



Le Premier ministre mauritanien Moulaye Ould Mohamed Laghdaf a fait dimanche la déclaration de son patrimoine devant la Commission de la transparence financière dans la vie publique, a appris Xinhua de sources officielles.
Toutefois, aucune indication n’a été donnée sur la valeur des biens du Premier ministre, deuxième haut responsable mauritanien à faire sa déclaration de patrimoines après le président Mohmed Ould Abdel Aziz.
Le 7 octobre, le président Aziz avait fait la déclaration de ses biens.
Ces déclarations consituent des premières en Mauritanie.
La Commission de la transparence financière a été crée en 2010 pour veiller à tous les aspects de gouvernance, dont la déclaration de biens de personnes nommées dans de hautes fonctions, notamment le président de la république et les ministres, ainsi que d’autres hauts responsables, tenus de faire la déclaration de leurs biens avant leur prise de fonction, conformément aux disposition de la Constitution mauritanienne. 
Xinhua

mercredi 28 avril 2010

Un ancien ministre sommé de rembourser 1,6 M USD dépensés sans justification

L'ancien ministre mauritanien des Finances du gouvernement de transition de 2009, Sidi Ould Salem, a été sommé par la Cour des Comptes de reverser au Trésor public la somme de 417 millions d'ouguiyas (environ 1,6 million de dollars), dépensés sans justification, a-t-on appris de sources judiciaires.

La cour reproche à l'ancien ministre de s'être livré à des malversations pendant qu'il était directeur général de la société de construction et de gestion immobilière (SOCOGIM) de 2007 à 2009, a affirmé une source proche de ce dossier.

La cour avait initialement demandé à l'ancien ministre de s' expliquer à propos de sa gestion, mais les réponses qu'il a fournies "n'ont pas été convaincantes", affirme-t-on de même source.

Ould Salem appartient au Rassemblement des Forces démocratiques, principale formation de l'opposition en Mauritanie, au nom duquel il a participé aux négociations de Dakar en juin et juillet 2009. Ces négociations avaient abouti à la signature de l'accord cadre consacrant le dénouement de la crise institutionnelle née du coup d'Etat du 6 août 2008.

Xinhua

lundi 22 février 2010

5.000 employés du secteur public privés de salaire

NOUAKCHOTT - Au moins 5.000 anciens employés de l'Etat mauritanien, agents contractuels et intermittents, ont été privés de salaires par décision du ministère de l'Emploi, a-t-on appris dimanche de sources concordantes.

Cette décision, qui est basée sur les résultats d'un recensement mené récemment par le ministère de l'Emploi, a suscité un tollé général chez l'ensemble des agents concernés, dont certains hauts responsables dans l'administration publique.

Un recensement physique des agents de la fonction publique, organisé en janvier dernier par l'administration mauritanienne a révélé l'existence de plus de 4.000 emplois fictifs dans différents secteurs.

La suspension des salaires décidée par le gouvernement s' inscrit dans le cadre de sa politique de bonne gouvernance et d' assainissement du secteur de l'emploi.

Xinhua

lundi 19 octobre 2009

Bonne gouvernance : bilan mi-figue, mi-raisin en Afrique du Nord

Pour la première fois depuis sa création, en 2006, l’index africain de la fondation du milliardaire Mo Ibrahim couvre les cinq pays du Maghreb et l’Égypte.

Mo Ibrahim, 63 ans, est un milliardaire britannique d’origine soudanaise. Le dernier palmarès du magazine américain Forbes le classe au 334e rang (sur 793) des fortunes mondiales avec 2 milliards de dollars. Cet ingénieur électricien, qui s’est illustré dans les télécommunications dans les années 1990, a cédé ses diverses sociétés pour couler une retraite dorée à Londres, tout en se consacrant à une bonne cause : la promotion de la bonne gouvernance sur le continent. Lancée en 2006, sa fondation* distingue chaque année un leader africain à qui elle remet un prix de 5 millions de dollars (le nom du prochain sera connu le 19 octobre). Elle dresse également un classement des pays africains selon la qualité de leur gouvernance politique et économique (Ibrahim Index of African Governance). Ce palmarès, qui a commencé en 2007, ne couvrait au départ que les pays africains subsahariens. Le palmarès 2009, publié le 4 octobre au Cap (Afrique du Sud), porte cette fois sur les 53 pays africains, dont les six pays d’Afrique du Nord : Algérie, Égypte, Libye, Maroc, Mauritanie et Tunisie.

Très novateur, l’indice composite de bonne gouvernance englobe 84 critères élaborés par une équipe de chercheurs indépendants sous la direction d’Hania Farhan, avec la collaboration de plusieurs experts africains et étrangers. Les quatre principaux critères (État de droit, droits de l’homme, bilan économique, développement humain) étant pondérés de la même façon (25 % chacun), les Nord-Africains s’en sortent plutôt bien. La Tunisie est 8e, l’Égypte 11e, l’Algérie 14e et le Maroc 16e, avec des notes supérieures à 50 sur 100. La Tunisie fait même mieux selon le seul critère économique (2e). En matière de développement humain (éducation, santé et revenus), cinq pays nord-africains font partie du top 10 : la Tunisie (2e), la Libye (3e), l’Algérie (6e), l’Égypte (7e) et le Maroc (8e).

Mais dès qu’on se réfère aux sous-critères – la sécurité des biens ou la liberté des personnes, la vie politique intérieure ou les droits de l’homme –, ces pays basculent dans la seconde moitié du tableau. La Mauritanie pointe au 22e rang, devant l’Algérie (31e), l’Égypte (34e), la Tunisie (35e), le Maroc (40e) et la Libye (50e). Les choses empirent, selon l’index, s’agissant des élections ou de la liberté de la presse. Les pouvoirs concernés peuvent ignorer ce classement, voire le dénigrer. Il n’a certes pas de valeur scientifique et ne tient pas compte des progrès les plus récents (les données sont celles de 2007 ou 2008). Mais il a le mérite de dépasser les seuls critères de « compétitivité » chers au Forum de Davos.

Jeune Afrique | Samir Gharbi