vendredi 17 juillet 2009

Mauritanie: toutes les conditions réunies pour la présidentielle, assure un comité

Toutes les conditions sont réunies pour la tenue samedi en Mauritanie de l'élection présidentielle, censée mettre un terme à la crise née du coup d'Etat du 6 août 2008, a indiqué jeudi le comité de suivi du Groupe de contact international pour la Mauritanie.

"Les conditions sont réunies, nous sommes confiants, nous aurons plus de 300 observateurs qui vont se déployer dans tout le pays", a indiqué à l'AFP à Nouakchott le président du comité, Mahamat Saleh Annadif.

M. Annadif, qui a accompagné les négociations ayant permis la signature de l'accord de sortie de crise le 4 juin à Nouakchott, a précisé avoir tenu mercredi soir une réunion avec les principales forces politiques signataires de l'accord.

"Nous nous sommes rencontrés, nous leur avons recommandé notamment de garder confiance dans le processus électoral, d'y croire profondément et travailler pour une élection transparente et apaisée", a-t-il dit.

Des personnalités de l'opposition avaient estimé ces derniers jours qu'"il existait des signes de fraude probable de la part du candidat Mohamed Ould Ould Abdel Aziz", ex-chef de la junte.

"S'il y a des preuves de fraude le jour du vote, des voies de recours s'offrent à tous, avec l'appui des observateurs qui seront présents partout", a-t-il souligné.

Plus de 1,2 million d'électeurs, établis en Mauritanie et dans une vingtaine de pays dans le monde, doivent choisir samedi un président parmi neuf candidats.

Selon les services du ministère de l'Interieur, tout est prêt et le matériel électoral, y compris les bulletins de vote et la liste électorale remaniée, seront à temps dans les bureaux.

La campagne électorale prend fin jeudi à minuit.

Mauritanie: fermeture d'une radio privée proche de l'opposition

Les autorités mauritaniennes ont fermé jeudi "Radio for Mauritania", une station privée proche de l'opposition qui avait été récemment ouverte sans autorisation légale, a annoncé à l'AFP un de ses responsables, à deux jours de l'élection présidentielle en Mauritanie.

Des éléments de "l'autorité de régulation (qui attribue les fréquences) et de la police ont fait une descente dans les locaux qui abritent notre radio et en ont saisi le matériel" de la station qui a été fermée, a affirmé Omar Ould Dedde, responsable de la station.  

"Radio for Mauritania" est proche de Messaoud Ould Boulkheir, un des neufs candidats à la présidentielle de samedi.

Ouverte début juillet, elle émettait depuis le début de la campagne électorale sur la bande FM et couvrait la ville de Nouakchott mais n'avait pas reçu d'autorisation des autorités mauritaniennes, a expliqué Ould Dedde.

La radio appartient à l'organisation politique "For Mauritania" dont les principaux dirigeants vivent à l'extérieur et sont opposés au putschdu 6 août 2008 en Mauritanie, dans le cadre du Front national pour la défense de la démocratie (FNDD), une coalition de partis et de syndicats qui appuie la candidature de M. Ould Boulkheir.

Selon son responsable, elle "a contribué à reposer la question de la libéralisation des ondes et enrichir le débat politique".

En Mauritanie, une loi devant libéraliser les ondes avait été votée début 2008 par l'Assemblée nationale et a ensuite été soumise au Sénat. Son examen par le Sénat a été interrompu par le putsch du 6 août dernier.

Ce putsch qui a renversé le premier président démocratiquement élu de Mauritanie, Sidi Ould Cheikh Abdallahi est le fait d'une junte dirigée par le général Mohamed Abdel Aziz, candidat à la présidentielle de samedi censée consacrer le retour d'un ordre constitutionnel en Mauritanie.

AFP, 16 juillet 2009


jeudi 16 juillet 2009

Mauritanie/présidentielle: la Haute Autorité de la Presse dénonce des dérapages

AFP - 20h33, 15 juillet 2009

La Haute autorité de la presse et de l'audiovisuel (HAPA) mauritanienne a dénoncé mercredi dans un communiqué des "dérapages verbaux" qui ont "émaillé" la campagne électorale pour la présidentielle du 18 juillet.

"La Haute Autorité de la Presse et de l'Audiovisuel a constaté que des dérapages verbaux ont émaillé la campagne présidentielle en cours", indique le communiqué.

La HAPA a relevé que des "accusations graves portées contre le candidat Messaoud Ould Boulkheir, président de l'Assemblée Nationale" ont été "diffusées sur les antennes de la chaîne publique, au journal télévisé du lundi 12 juillet".

L'instance de régulation des médias fait référence à un reportage télévisé sur un meeting organisé à Nouakchott par l'ex-chef de la junte, le général Mohamed Ould Abdel Aziz, et dans lequel il a fustigé des cas de "mauvaise gestion", notamment "à l'Assemblée Nationale".

"La HAPA regrette que les critères professionnels et déontologiques n'aient pas été respectés en la circonstance" et rappelle à "tous les candidats la nécessité absolue de respecter les stipulations et les principes de la loi et de s'en tenir particulièrement aux impératifs de tolérance, de respect de l'autre et de responsabilité", ajoute le texte.

La HAPA réitère enfin aux médias publics "ses directives concernant l'observance d'une neutralité stricte entre tous les candidats et l'interdiction qui leur est faite de se faire l'écho de propos ou déclarations touchant à la dignité des personnes et aux principes moraux et politiques qui fondent la République".

mercredi 15 juillet 2009

Rappel: Une marchandise impérissable, novembre 2007

Dans le passé, aucune marchandise n’a fait la réputation des Mauritaniens autant que la culture et la connaissance, s’il est permis, sous l’angle de la description, de définir la culture et la connaissance comme étant une marchandise. Et quand cette  marchandise se dépréciait en Orient, elle enregistrait chez nous une hausse de ses cours et incarnait davantage notre personnalité.

Notre marchandise, par les temps actuels, pourrait être cette démocratie qui nous est arrivée subitement et dont le maniement est troublant pour nos relations au point que nous risquons de ne pas savoir comment en disposer. Certains d’entre nous voient dans la démocratie un mode de vie, un moyen de rationaliser le travail de masse dont l’apport principal est son aptitude à développer et à assurer la participation de tous. D’autres craignent la démocratie et n’en voient que les aspects gênants.

La mauvaise compréhension de la démocratie s’aggrave quand les populations sont à même d’exprimer l’irritation, le malaise, le mécontentement. Ceux que cela inquiète ne devraient pas oublier qu’il n’existe aucune démocratie dans le monde dont les villes ne s’enflamment quotidiennement de manifestations, de grèves,  de protestations, de sit in et de toutes les formes de malaise et d’affirmation de soi.

Si la démocratie ne se manifeste pas de la sorte, elle se transforme en une simple dictature déguisée. Ce sont les régimes dictatoriaux qui ne voient dans les formes d’expressions démocratiques que des complots, des combines et de la pêche en eaux troubles.

Quant aux régimes démocratiques, ils savent que la diversité et la richesse des formes d’expressions libres ne sont pas la preuve de leur impopularité, de leur impertinence ou de l’échec de leur programme. Bien au contraire, ils en sont fiers, et à juste titre, car la multiplicité des formes d’expression est une preuve de la richesse et de la diversité de la scène, une preuve de la vitalité de la gestion de l’espace démocratique même.

De tels gouvernements ne voient pas d’inconvénient à cela, leur esprit est ouvert à toute forme d’expression et n’y voient pas de danger sauf quand elles revêtent une dimension tribale, régionale ou raciale ou bien se caractérisent par la violence ou visent à saboter les intérêts ou à semer le désordre.

Les formes saines d’affirmation de soi offertes en vertu de la loi ne sont traitées par les gouvernements démocratiques que de façon civilisée, c'est-à-dire avec la négociation, le dialogue et la solution des problèmes qui sont à leur origine, loin des accusations, des préjugés et du recours à d’autres méthodes que nous avons connues, nous Mauritaniens, pendant des décennies et expérimenté leur échec à imposer la vérité, autant que leur incapacité à crédibiliser l’arbitraire.

Il ne fait aucun doute que la pratique de la démocratie ne peut venir que de démocrates qui n’ont le monopole ni du patriotisme ni de la vérité immuable et qui ne méprisent pas autrui sur la seule base d’illusions personnelles.

Il ne fait également aucun doute que le rôle de l’information – si elle n’est pas censurée- et si les communicateurs eux-mêmes acceptent de l’assumer, en particulier en matière de promotion de mentalités démocratiques,  constitue un grand rôle dont on ne peut se passer parce qu’il est, en dernier ressort, le miroir qui reflète la forme, la diversité et la vitalité de la démocratie.

Partant de cette compréhension, nous avons, à l’ICC, constamment insisté – et nous le faisons de nouveau – sur notre attachement à la liberté d’expression  et notre détermination à la promouvoir dans le cadre de nos efforts visant à participer à l’œuvre de refondation et d’édification de l’Etat de droit et des institutions démocratiques pour lequel nous souhaitons qu’il soit une marchandise impérissable, dans la Mauritanie nouvelle, la Mauritanie des réformes.

mardi 14 juillet 2009

Malouma, diva rebelle

La chanteuse mauritanienne Malouma combine la musique traditionnelle avec d'autres influences comme le jazz et le blues.
© Ho New / Reuters
La chanteuse mauritanienne Malouma combine la musique traditionnelle avec d'autres influences comme le jazz et le blues.

Il ne faut pas se fier à son accueil chaleureux dans sa grande maison à l'entrée de Nouakchott, entre océan et désert. Ni à son visage lisse comme un galet, fendu d'un éclatant sourire. Pas plus qu'à sa voix lancinante. Malouma Mint Meidah est une tigresse capable de tous les coups de griffes pour défendre ses bonnes causes. Malouma, de son nom d'artiste, est une diva du désert, une griotte rebelle devenue reine de la musique mauritanienne, une sénatrice aussi, élue sous la bannière démocratique dans un pays dont l'histoire politique s'écrit au rythme des coups d'Etat.

1960 Naissance à Mederdra,

région du Trarza, au sud de Nouakchott (Mauritanie).

1988 Se révèle au monde de la musique au Festival de Carthage (Tunisie).

1998 Premier album : "Desert of Eden" (1998, Shanachie), suivi de "Dunya" (2004, Marabi-Harmonia Mundi)

et de "Nour" (2007, Marabi-Harmonia

Mundi).

2007 Est élue sénatrice lors des

premières élections générales et libres.

2008 Coup d'Etat du général Aziz.

2009 Election présidentielle.

Ses derniers démêlés illustrent cet engagement et les déboires qui la poursuivent depuis le début de sa carrière, entre censure et opprobre social pour une femme décidée à abattre les barrières d'une tradition parfois pesante. "Je revenais de Dakar au mois de mai, raconte-t-elle, quand les douaniers ont pris d'assaut le bac traversant le fleuve Sénégal, fouillé ma voiture et confisqué tous mes CD et les cassettes que je venais de faire dupliquer. Le chef de la douane m'a dit en s'excusant : "L'ordre vient d'en haut.""

Malouma décrypte cette phrase sibylline. ""En haut" du pouvoir il y a "Aziz"", explique-t-elle. Aziz, autrement dit le général Mohamed OuldAbdel Aziz, l'auteur du coup d'Etat d'août 2008 qui déposa Sidi Ould Cheikh Abdallahi, le premier président démocratiquement élu de la Mauritanie indépendante, et très vite devenu contesté.

Pas sûr que le général se soit chargé en personne du cas Malouma. Mais il compte assez de zélateurs qui, croyant lire dans ses pensées, ont pu prendre l'initiative de bloquer les cartons de CD où figuraient deux chansons qui auraient écorché les oreilles du général putschiste. L'une d'elles s'intitule Les Gens de principe, l'autreUnilatéral. La première dénonce cette propension récurrente des militaires à confisquer le pouvoir aux civils depuis l'indépendance mauritanienne, en 1960, tout en jurant, la main sur le képi, qu'ils ne font que passer. La seconde s'élève contre la volonté"unilatérale" du général Aziz d'organiser coûte que coûte un scrutin présidentiel le 6 juin malgré le boycottage de la plupart des partis politiques.

Depuis, et grâce à la médiation du voisin sénégalais, le "six-six", comme on appelait l'élection de juin à Nouakchott, a été reporté au 18 juillet. Et le putschiste, autoproclamé"candidat des pauvres", figure parmi les favoris pour cette élection devenue pluraliste.

Les cartons de CD, eux, moisissent toujours dans une cahute des douanes sur les rives du fleuve Sénégal. "C'est de la censure, se lamente Malouma, ce n'est pas la première fois, mais je refuse de m'y habituer." La censure l'accompagne en effet depuis le début d'une carrière précoce.

La chanteuse est née à Mederdra en 1960. L'année où la Mauritanie coupait le cordon avec la France colonisatrice. La capitale, Nouakchott, n'est alors qu'un paysage de dunes, peuplé de chacals. Le nomadisme subsiste comme mode de vie sur ce vaste désert grand comme deux fois la France. Dans cette Mauritanie dite "au million de poètes", Malouma voit le jour "dans la caste des artistes, les griots". Son père, Moktar Ould Meidah - poète et sommité de l'art musical traditionnel ouvert à toutes les sonorités, y compris Vivaldi -, initie sa fille au jeu de l'ardin, harpe maure typiquement féminine. "Mais très tôt j'ai voulu sortir de ma caste, voir le monde et exprimer mes critiques", raconte-t-elle.

Jeune adolescente, elle provoque un scandale édifiant : elle jette une pierre à un émir de passage dans son village. Le tort du dignitaire aux yeux de la jeune rebelle ? Avoir laissé son père, malade, exposé à un soleil de plomb. L'émir, lui, écoutait, à l'abri d'une tente, le griot chanter ses louanges, ceux d'autres princes guerriers et du Prophète. "Un jour, tu chanteras pour moi !", lance alors, menaçant, l'émir outragé, s'amuse la chanteuse dans un documentaire qui lui est consacré (Malouma, diva des sables, production Mosaïque Films). Elle n'en fera rien. "J'ai toujours pensé qu'un artiste doit véhiculer un autre message, libre, sans maître." Mais pas sans racines.

Drapée dans sa melhafa blanche, qui enveloppe son corps d'un seul et long pan de tissu et glisse sur ses cheveux décolorés au henné, Malouma revendique ses origines. Mieux, elle craint d'être la représentante d'une caste de griots savants en voie d'extinction. Car, avant de briser le carcan musical traditionnel, encore faut-il en connaître toutes les subtilités. Pour mieux, ensuite, les fusionner dans le jazz, l'électro et le blues surtout.

Elle rompt aussi avec les paroles laudatives des griots. Derrière la poésie chantée d'une voix lancinante et dépouillée, ses idées brisent des tabous. Non au mariage forcé de Mauritaniennes à peine sorties de l'enfance. Non au racisme contre les Négro-Africains ; à la marginalisation des castes des plus démunies, notamment les anciens esclaves Haratines. Oui à la mixité des communautés dans ce pays charnière entre le monde arabe et l'Afrique noire, "traversé en profondeur par des pratiques persistantes de discrimination ethnique", note le dernier rapport du Conseil des droits de l'homme de l'ONU. "Je suis une Africaine d'origine arabo-berbère", dit-elle.

"On peut et on doit parler de tout. Il suffit de trouver les mots pour le dire, explique-t-elle, un artiste doit s'engager." Elle sait de quoi elle parle. En 1992, le multipartisme fait son apparition en Mauritanie, et Malouma s'engage. "Les Mauritaniennes sont parmi les femmes les plus libres de l'espace arabo-berbère. Mais si elles règnent sous la tente, elles manquent d'ambition politique", regrette-t-elle en balayant l'air de ses longs doigts aux ongles délicatement orangés.Dès le début des années 1990, elle prend fait et cause pour Ahmed Ould Daddah, l'opposant historique aux dictatures mauritaniennes, sur la liste duquel elle est élue sénatrice en 2007. "Et, dès 1992, le pouvoir m'a mise sous embargo culturel", rappelle-t-elle.

Car, si l'ambassadrice de la musique mauritanienne remplit les salles de concert de Paris à New York, celles-ci lui sont quasiment inaccessibles chez elle. Les portes des médias officiels lui ont aussi été fermées pendant quinze ans, jusqu'aux premières élections générales et démocratiques de début 2007. Bref interlude interrompu, seize mois plus tard, par le coup d'Etat du général Aziz.

"Avant, je bénéficiais d'une forme de protection. "On ne touche pas à Malouma", disaient les policiers dans les manifestations. Avec Aziz, c'est devenu : "On s'en fout de Malouma." Je reçois des menaces téléphoniques, et, pour la première fois, j'ai un peu peur." Mais elle se bat, sans fléchir. "Parce tous mes rêves ne se sont pas encore réalisés", assure-t-elle.

Christophe Châtelot

lundi 13 juillet 2009

L’Education Citoyenne, Chantier Prioritaire de la Refondation du Système Politique en Mauritanie

L’initiative Citoyenne pour le Changement est née de l’engagement d’un groupe de citoyens issus de divers horizons, frustrés de l’indigence, voire de l’absence d’un débat politique constructif sur les grands problèmes qui hypothèquent l’avenir du pays et le devenir de ses citoyens.

Ces hommes et ces femmes qui militent pour le changement ne se reconnaissent pas dans le discours bien pensant, la langue de bois, le clientélisme et la course aux allégeances qui ont marqué l’espace politique durant les trente dernières années. La course au pouvoir et aux prébendes a conduit la plupart des acteurs politiques à occulter le chantier majeur pour l’édification du pays que représentent la formation civique et politique de ses citoyens, la promotion de la culture démocratique pluraliste et l’éthique citoyenne. 

En deux ans d’existence,  ICC a le sentiment d’avoir contribué à la formulation de la demande démocratique, à l’expression d’une forte attente de changement et à sa prise en compte au niveau du discours politique. Les thèmes de droits de l’homme, d’unité nationale, de lutte contre la gabegie, de justice sociale, de décentralisation , d’aménagement du territoire, de développement local et d’édification d’un état de droit digne de ce nom, inspirent aujourd’hui le programme du gouvernement. Cependant, le combat du changement ne fait que commencer.  La transformation des mentalités qui doit en constituer le socle est un combat de longue haleine qui nécessite une mobilisation constante et soutenue de la société civile, des acteurs politiques et de l’Etat.

L’avancée significative réalisée dans la mise en place d’institutions démocratiques revêtues de la légitimité du suffrage des électeurs et les ruptures positives constatées dans le mode d’exercice du pouvoir au sommet de l’Etat ne doivent pas nous conduire à sous estimer  l’existence de forces de résistance au changement qui se nourrissent d’une « demande despotique » toujours vivace au sein de l’administration et de la classe politique et qui ne rêvent que d’un retour au système du Parti-Etat.

Depuis sa naissance, l’Initiative Citoyenne pour le Changement, s’est investie dans ce chantier refondateur d’une Mauritanie qui  place le citoyen au centre de la vie publique. Elle est fière de compter aujourd’hui plus de sept cent membres actifs et près de cinq mille sympathisants qui ont signé sa Pétition Nationale pour le Changement.

A travers ses pétitions, ses marches, ses conférences, ses plaidoyers et ses publications, elle s’est efforcée de dénoncer les particularismes, la gabegie, le despotisme,  les tentatives de dérives ou de détournement du processus démocratique  et de confiscation de la conscience des citoyens. 

jeudi 9 juillet 2009

Déclarations râblées des présidentiables

La Mauritanie connaît la pire crise de son histoire, déclare le candidat Ely Ould Mohamed Vall 

APA – Nouakchott (Mauritanie) La Mauritanie connaît actuellement la pire crise de son histoire, a prévenu le candidat à l’élection présidentielle du 18 juillet courant, Ely Ould Mohamed Vall.Cette crise apparaît clairement dans « la faillite du Trésor public au point de se trouver incapable de payer les salaires des fonctionnaires ni d’acquérir les besoins les plus fondamentaux » de l’Etat, a déclaré Ould Mohamed Vall dans un meeting électoral, mercredi à Aioun (800 kilomètres au sud de Nouakchott).Il a défendu son passage à la tête de l’Etat pendant la transition de 2005 – 2007, assurant avoir laissé « un pays réconcilié avec lui-même et un peuple vivant dans l’entente totale et l’espoir dans l’avenir ».Le candidat a également critiqué le coup d’Etat du 6 août dernier, conduit par son compagnon d’armes et cousin de sang, le général Mohamed Ould Abdelaziz.Pour lui, ce coup d’Etat a bafoué tous les acquis réalisés pendant la période de transition, à savoir « une économie solide, une justice ouverte à tous les citoyens et des perspectives politiques prometteuses ».«Il est de notre devoir réparer cette situation en assumant la responsabilité », a également recommandé le candidat. Selon lui, cette tentative de réparation passe par un « vote en faveur du bon choix sur la base des programmes et non des personnes ».


Saleh Ould Hanenna critique le recours aux insultes par certains candidats à la présidentielle mauritanienne 
APA-Nouakchott (Mauritanie) Le candidat à l’élection présidentielle du 18 juillet courant en Mauritanie, Saleh Ould Hanenna, a critiqué le recours aux insultes par certains candidats dans leurs discours électoraux.« La concurrence est un droit légitime mais les insultes sont totalement déraisonnables et rejetées », a-t-il déclaré dans un meeting électoral mercredi soir à Nouakchott. 
Sans évoquer de noms, Ould Hanenna fait sans doute allusion à des échanges de vives critiques entre les candidats Mohamed Ould Abdelaziz, Messoud Ould Boulkheir, Ahmed Ould Daddah et Ely Ould Mohamed Vall, au cours de meetings électoraux dans les villes intérieures du pays. 
Le candidat, chef du parti HATEM, a ajouté que la Mauritanie a besoin aujourd’hui de la conjugaison des efforts de ses fils et non de leurs tiraillements. 
Il a également critiqué certains candidats pour leurs dépenses de campagne électorale qu’il qualifie de gaspillages, considérant que cela ne sied pas aux slogans de changement et de réforme scandés par ceux-ci. 
Ould Hanenna a aussi passé en revue les principaux axes de son programme électoral basé sur la religion musulmane comme foi et méthode et l’unité nationale comme source de force de la Mauritanie, en plus de la lutte contre la gabegie.