dimanche 19 décembre 2010
WikiLeaks : informations et manigances à Nouakchott
dimanche 28 novembre 2010
L'opposition dénonce la politique d'"improvisation" du pouvoir
Ahmed Ould Daddah à Nouakchott le 2 juin 2009 NOUAKCHOTT — Le principal parti d'opposition, le Rassemblement des forces démocratique (RFD) d'Ahmed Ould Daddah, a accusé vendredi le régime du président Mohamed Ould Abdel Aziz de gérer les affaires du pays dans "l'improvisation" et "l'opacité". "Le RFD dénonce avec énergie, l'improvisation et la gestion solitaire de l'Etat, caractérisée par une centralisation excessive de la prise de décision", selon le texte publié à l'occasion du cinquantenaire de l'indépendance du pays, ex-colonie française, qui sera célébré dimanche en Mauritanie. Le parti d'opposition assure que cette improvisation a "aggravé le désarroi de l'administration, le marasme économique et l'inflation galopante qui affectent de manière dramatique le pouvoir d'achat des citoyens, particulièrement les plus pauvres". Le RFD dénonce enfin "la paralysie des services publics" et "l'opacité" de la gestion des affaires publiques. Il souligne que "selon l'organisation Transparency International, la Mauritanie est passée du 84e rang en 2006 au 143e rang en 2010" dans le classement de 178 pays, en fonction de la perception du niveau de corruption affectant l'administration et la classe politique. Il rappelle que "devant la conjugaison de ces périls qui menacent les fondements même de la nation" (les actions d'Al-Qaïda au Maghreb islamique contre le pays, ndlr), le RFD avait finalement reconnu, en septembre, l'élection de l'ancien général putschiste Mohamed Ould Abdel Aziz en juillet 2009. Le parti explique avoir ainsi "choisi d'apaiser le climat politique" pour donner "toute sa chance à un dialogue" entre les différents protagonistes de la vie politique. Copyright © 2010 AFP. Tous droits réservés. ![]() |
mardi 5 octobre 2010
Un parti politique mauritanien réclame le changement de nom de la Mauritanie
dimanche 20 juin 2010
Messaoud Ould Boulkheir : " Le régime n'est pas démocratique ! "
Il y a un an, l’accord de Dakar mettait un terme à la crise politique mauritanienne. Mais pour le président de l’Assemblée nationale et leader de l’APP, la bataille n’est pas terminée.
Jeune Afrique : Vous avez appelé à « la chute du régime » de Mohamed Ould Abdelaziz. Comment un démocrate peut-il lancer un tel message ?
Messaoud Ould Boulkheir : Ce régime n’est pas démocratique ! Et je n’appelle pas la population à prendre les armes mais à protester. Tout ce que nous ferons aura pour cadre la démocratie. Nous allons organiser des manifestations, des opérations ville morte, des grèves.
Que reprochez-vous à Ould Abdelaziz ?
Depuis qu’il est au pouvoir, son incurie et l’incompétence de son gouvernement ont entraîné un grand nombre de malheurs. Le terrorisme est en recrudescence. Or, en août 2008, Aziz a justifié son coup d’État par l’incapacité du pouvoir à lutter contre ce phénomène. En outre, il entretient des rapports conflictuels avec nos voisins : le Mali n’a pas apprécié qu’Aziz vilipende son président pour sa façon de traiter le problème du terrorisme, et le Sénégal est irrité par le fait que la Mauritanie ait fixé unilatéralement les points de passage sur la frontière. Sur le dossier du Sahara, la neutralité a été rompue. L’ambassadeur mauritanien s’y est rendu et a tenu des propos favorables à l’une des parties en conflit, le Maroc. Il y a aussi ces nouveaux canaux diplomatiques, du Venezuela à l’Iran, en passant par Cuba. Ils risquent de nous fâcher avec nos partenaires occidentaux. Sans oublier que l’administration est totalement déstructurée. Le régime actuel a écarté les cadres compétents, sous le prétexte de renouveler la classe politique. Mais les ministères ont été confiés à une clientèle parentale et tribale. Du coup, ce gouvernement n’inspire pas confiance et ne fait rien.
De grands chantiers ont pourtant été lancés…
La plupart ont été programmés sous Sidi Ould Cheikh Abdallahi. Par populisme, Aziz s’en est attribué le mérite.
Ahmed Ould Daddah, Mohamed Ould Maouloud et vous-même êtes les seuls piliers de l’opposition depuis près de vingt ans. Pourquoi ?
L’opposition a ses leaders, et chacun est le ciment de son parti. Si Ould Daddah part, je ne suis pas sûr que son parti tienne. À l’Alliance populaire progressiste (APP), c’est pire : ses membres sont accros à Messaoud. Nous ne nous sommes pas imposés par la force ou la corruption, mais par notre travail, notre comportement, nos prises de position. Ceux qui sont pressés n’ont qu’à fonder leurs partis.
La victoire d’Ould Abdelaziz à la présidentielle de juillet 2009 ne vous a-t-elle pas incité à vous remettre en question ?
La Mauritanie est un pays en développement. La population considère que les tenants du pouvoir sont les plus aptes à continuer de l’occuper. Elle n’élit pas nécessairement quelqu’un pour ses qualités intrinsèques.
Si Ould Abdelaziz vous conviait à un dialogue sur des sujets de fond, accepteriez-vous l’invitation ?
Je suis partagé entre ma perception personnelle et mon devoir d’homme politique. S’il y a des garanties, il ne serait pas sensé de rejeter une telle invitation. Mais si ce dialogue devait aider Aziz à terminer son mandat, ce serait non.
L’ancien chef de l’État Ely Ould Mohamed Vall fait-il partie de la Coordination de l’opposition démocratique (COD) ?
Je sais qu’il a de la sympathie pour la COD. Mais il ne s’est jamais joint à nous.
Le regrettez-vous ?
Vous savez, mon opinion d’Ely, qu’il vienne ou non…
Le Groupe de contact international s’était engagé à veiller à la tenue d’un dialogue entre le pouvoir et l’opposition. Que pensez-vous de son suivi ?
Il n’a jamais eu lieu. Le Groupe s’est totalement désengagé depuis la démission de Sidi Ould Cheikh Abdallahi. Il voulait placer Aziz au pouvoir, c’est tout. S’il avait fait autant d’efforts pour suivre la situation politique que pour nous faire signer cette bêtise d’accord de Dakar, peut-être aurait-il tiré quelque chose d’Aziz.
jeudi 17 juin 2010
Des milliers de personnes à une marche de l'opposition
Ahmed Ould Daddah, leader de l'opposition démocratique (COD), le 2 juin 2009 à Nouakchott
NOUAKCHOTT — Des milliers de personnes ont participé mercredi à une marche de la coordination de l'opposition démocratique (COD) pour "dénoncer l'incurie du pouvoir" du président Mohamed Ould Abdel Aziz, a constaté un journaliste de l'AFP.
"L'accumulation des crises est la preuve de l'incurie de ce pouvoir", a affirmé le président de la COD, Ahmed Ould Daddah, à la fin de la marche qui s'est déroulée dans le centre de la capitale, sur une distance de trois km.
La manifestation à laquelle ont pris part des milliers de personnes s'est terminée par un meeting, selon un journaliste de l'AFP.
M. Ould Daddah a affirmé que les "populations (mauritaniennes) connaissent des conditions de vie invivables" et une "mal gouvernance qui gangrène tous les aspects de la vie du pays", a-t-il affirmé.
Il a une nouvelle fois dénoncé "la présence d'une base militaire étrangère (en Mauritanie) dont le parlement (mauritanien) n'a pas été informé".
Il faisait allusion à la France qui, selon lui, aurait une base militaire en Mauritanie.
Une source diplomatique française à Nouakchott avait récemment démenti cette information, parlant de "simples conseillers militaires au titre des accords de coopération entre les deux pays".
L'ancien général Mohamed Ould Abdel Aziz, qui avait renversé le président Ould Cheikh Abdallahi en août 2008, avait été élu à la présidence en juillet 2009, avec plus de 52% des suffrages dès le premier tour du scrutin.
Il avait récemment déclaré être prêt à un "dialogue franc" avec ses opposants, à propos de "tous les problèmes" qui se posent au pays.
Il y a quelques mois, le chef de l'Etat avait rejeté l'idée d'un "partage du pouvoir" avec ses opposants, affirmant qu'ils devaient se contenter du "rôle d'opposition démocratique et laisser à la majorité la fonction du gouverner le pays". Ses opposants avaient alors réclamé son départ pur et simple du pouvoir "pour non respect de ses engagements dans le cadre des accords de Dakar".
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jeudi 10 juin 2010
L'opposition pose ses conditions pour dialoguer avec le pouvoir
Ahmed Ould Daddah, leader de l'opposition démocratique (COD), le 2 juin 2009 à Nouakchott
NOUAKCHOTT — La coordination de l'opposition démocratique (COD) en Mauritanie a posé mardi ses conditions pour entamer un "dialogue sérieux" avec le pouvoir, en réponse à l'offre faite lundi par le président Mohamed Ould Abdel Aziz, a annoncé son dirigeant, Ahmed Ould Daddah.
"L'un de nos dirigeants nous a informés de la volonté de dialogue du pouvoir auquel nous avons toujours été favorables, mais nous pensons que le régime doit en faire l'annonce de façon officielle", a affirmé M. Ould Daddah, au sortir d'une réunion mardi des responsables de la COD.
L'opposant Yahya Ould Ahmed Waghf, ancien Premier ministre sous le régime de Sidi Ould Cheikh Abdallahi et président du parti Adil, avait été reçu lundi par le chef de l'Etat. Il avait ensuite annoncé que Mohamed Ould Adbel Aziz était "prêt au dialogue avec les dirigeants de l'opposition sur tous les problèmes qui se posent".
M. Ould Daddah a exigé que ce dialogue soit "annoncé dans le cadre des accords de Dakar", signés en juin 2009 pour mettre un terme à la crise politique consécutive au putsch de 2008.
"Le dialogue en vue doit se faire de façon sérieuse et non pour des occasions conjoncturelles", a ajouté M. Ould Daddah, en référence à une table ronde que la Mauritanie entend tenir les 22 et 23 juin avec ses bailleurs de fonds, à Bruxelles.
L'Union Européenne avait souhaité l'application intégrale des accords de Dakar et notamment "un dialogue inclusif entre tous les pôles politiques impliqués".
L'ancien général Mohamed Ould Abdel Aziz, qui avait renversé le président Ould Cheikh Abdallahi en août 2008, avait été élu à la présidence en juillet 2009, avec plus de 52% des suffrages dès le premier tour du scrutin.
Il y a quelques mois, le chef de l'Etat avait rejeté l'idée d'un "partage du pouvoir" avec ses opposants, affirmant qu'ils devaient se contenter du "rôle d'opposition démocratique et laisser à la majorité la fonction du gouverner le pays". Ses opposants avaient alors réclamé son départ pur et simple du pouvoir "pour non respect de ses engagements dans le cadre des accords de Dakar".
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samedi 15 mai 2010
Ely Ould Mohamed à la tête d’un nouveau parti politique
L’ancien président mauritanien Ely Ould Mohamed Vall (2005-2007) a été porté à la tête d’un nouveau parti politique dénommé « Parti des Forces Alternatives pour la Démocratie et la Liberté » (PFADL), annonce un communiqué de ce parti dont Xinhua a pris connaissance.
Cette nouvelle formation politique est fondée par les personnalités qui avaient soutenu la candidature du colonel Ould Mohamed Vall à la présidentielle de juillet 2009, remportée, à plus de 52%, par le président actuel Mohamed Ould abdl Aziz.
Les promoteurs de ce nouveau parti entendent proposer aux mauritaniens un programme politique « ambitieux tirant la leçon des échecs du passé ».
Ould Mohamed Vall a été président du Comité Militaire pour la Justice et la Démocratie (CMJD), ayant dirigé la Mauritanie de 2005 à 2007 à la faveur d’un coup d’Etat ayant renversé l’ancien président Ould Taya (1984-2005).
Le CMJD a été dissout après avoir organisé l’élection de 2007 remportée par l’ancien président Sidi Ould Cheikh Abdallahi.
Xinhua
vendredi 14 mai 2010
Le colonel Ely Ould Mohamed Vall lance un parti politique
Le colonel Ely Ould Mohamed Vall avait assumé les fonctions de chef d'Etat pendant la transition politique du 3 août 2005 au 19 avril 2007, à la suite du coup d'Etat qui a renversé le régime de Maaouya Ould Taya.
Le nouveau parti annonce un programme "ambitieux tirant la lecon des échecs du passé" et prône "une refondation du progrès démocratique et de l'Etat par le strict respect de la Constitution, des principes de l'alternance démocratique et pacifique".
"Ces points doivent faire l'objet d'un consensus national pour mettre fin à la culture des coups d'Etat en Mauritanie", poursuit le communiqué annonçant la fondation du PFADL.
dimanche 9 mai 2010
l’opposition dans la rue jusqu’à « l’ éviction » de Aziz
Des leaders de l’opposition, dont le chef de file Ahmed Ould Daddah, se proposent d’occuper la rue, à travers une manifestation permanente, jusqu’à « l’éviction » de l’actuel président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, a appris samedi Xinhua de sources proches de la Coordination de l’ Opposition démocratique (COD).
Cette proposition a été envisagée au cours d’une rencontre des cadres de la COD, organisée pour étudier comment « mettre fin à la situation de crise sans précédent que connait le pays depuis l’ arrivée au pouvoir (du président) Ould Abdel Aziz », ont expliqué ces sources.
Il a été convenu par ailleurs de de mener des actions « démocratiques et pacifiques pour mettre à genou le régime en place », précise-t-on de mêmes sources sans donner d’indications sur ces actions.
L’opposition reproche au régime en place à Nouakchott, de mener le pays « vers l’impasse en continuant à rejeter toute forme de dialogue politique inclusif et à maintenir le statu quo en refusant le partage du pouvoir ».
Pour sa part, le gouvernement a, à plusieurs reprises, appelé l’opposition à un « dialogue constructif ». Ce que cette dernière a rejeté, estimant que le dialogue doit se dérouler selon « des règles qui restent encore à déterminer ».
Au cours d’un séjour en Mauritanie, des parlementaires européens ont appelé l’ensemble des parties à l’ouverture d’un dialogue politique et au respect de l’accord cadre de Dakar signé en juin 2008 sous les auspices de la communauté internationale.
Xinhua
lundi 26 avril 2010
La majorité accuse l'opposition d'attiser les tensions ethniques
La coalition au pouvoir en Mauritanie a accusé dimanche soir l'opposition de vouloir "raviver" la question ethnique dans le pays, après de récents affrontements entre étudiants au sujet de l'arabisation de l'administration.
La coalition au pouvoir en Mauritanie a accusé dimanche soir l'opposition de vouloir "raviver" la question ethnique dans le pays, après de récents affrontements entre étudiants au sujet de l'arabisation de l'administration.
Le président de la coalition des partis de la majorité (CPM), Mohamed Mahmoud Ould Mohamed, a évoqué devant la presse une "tentative désespérée de certains partis d'opposition qui interprètent faussement les déclarations faites par le gouvernement et qui ravivent les considérations des appartenances ethniques".
"L'opposition mène une campagne mensongère prétendant que la Mauritanie est en état de crise continue. L'objectif réel est de remettre en cause les grands chantiers en cours de réalisation et ceux en perspective", a affirmé le président de la CPM (11 partis) dont la principale formation est l'Union pour la République (UPR) du président Mohamed Ould Abdel Aziz.
Le 15 avril, à l'université de Nouakchott, des affrontements avaient opposé des étudiants pro-arabes (maures) et des étudiants négro-mauritaniens opposés à "l'arabisation complète de l'administration".
Cette confrontation intervenait après une série de manifestations et contre-manifestations autour de la question de la langue de l'administration.
Les francophones, principalement des négro-mauritaniens, contestent l'arabisation et y voient une exclusion de leurs cadres formés en français, tandis que les arabophones contestent la place occupée par le français dans le système éducatif et dans l'administration en tant que langue de travail.
La polémique avait éclaté après la célébration par la Mauritanie de la journée de la langue arabe, le 1er mars. Le Premier ministre, Moulaye Ould Mohemd Laghdaf, avait alors affirmé que la civilisation du pays était "arabo-islamique". Deux semaines plus tard, le ministre de l'Enseignement supérieur Ahmed Ould Bahya avait tenté de calmer les esprits, en assurant qu'"aucune option pour une arabisation complète" n'avait été prise par le gouvernement.
La Coalition de l'opposition démocratique (COD), qui rassemble la majeure partie de l'opposition, avait jugé fin mars que les prises de position du gouvernement étaient "démagogiques". Elle avait alors évoqué "des risques de réveil des dissensions ethniques et des conflits".
AFP
dimanche 18 avril 2010
L'opposition appelle à la "chute du régime" d'Ould Abdel Aziz
L'opposant mauritanien, Messaoud Ould Boulkheir, le 18 juillet 2009 à Nouakchott |
"Notre programme n'est plus le dialogue, notre programme n'est rien d'autre que le départ de Ould Abdel Aziz, la chute de son régime", a clamé le président de l'Assemblée nationale, M. Ould Boulkheir, devant plusieurs milliers de personnes.
"Nous avons demandé le dialogue avec Oud Abdel Aziz, il l'a refusé, alors, je le dis haut et fort, aujourd'hui, nous lui disons que nous n'en voulons plus, notre programme n'est rien d'autre que son départ", a martelé le président de la COD, qui rassemble la majeure partie de l'opposition.
Le chef de l'Etat mauritanien avait rejeté, en mars, toute idée de "partage du pouvoir avec l'opposition" en faisant valoir qu'elle devait seulement "accepter de jouer son rôle normal d'opposition dans un système démocratique".
M. Ould Boukheir a également accusé le gouvernement de chercher la division des Mauritaniens en "les opposant les uns aux autres".
Il faisait notamment allusion aux affrontements qui ont opposé, jeudi à l'université de Nouakchott, des étudiants pro-arabes (maures) et des étudiants négro-mauritaniens opposés à "l'arabisation complète de l'administration".
Le président de la coordination de l'opposition a félicité les syndicats des étudiants pour leur décision concertée de mettre fin aux manifestations ayant conduit à ces affrontements et leur décision de créer une coordination qui se chargerait du suivi de leurs doléances communes.
Plusieurs orateurs de la COD ont par ailleurs critiqué la situation politico-économique et sociale du pays, en appelant les Mauritaniens à "rester vigilants face à la déterioration de leurs conditions de vie" du fait de "la politique d'improvisation menée par le régime".
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samedi 13 mars 2010
Le président refuse tout partage du pouvoir avec l'opposition
Le président mauritanien Mohamed Ould Abbel Aziz le 27 septembre 2009 à Porlamar, dans le nord du Vénézuéla
NOUAKCHOTT — Le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz a rejeté, samedi au cours d'un meeting, tout partage du pouvoir avec ses opposants, leur enjoignant de "reconnaître" son élection et de jouer le jeu d'une opposition normale, a constaté l'AFP.
"Nous n'avons pas à partager le pouvoir avec l'opposition, ni une partie du pouvoir avec elle, ceci, elle doit le savoir et accepter de jouer son rôle normal d'opposition dans un système démocratique", a déclaré le chef de l'Etat, au cours d'un meeting dans un quartier périphérique de Nouakchott.
"Contrairement à ce que dit l'opposition, nous ne sommes pas contre le dialogue, nous y sommes prêts sur les écrans (de télévision), dans les rues et espaces publics", a-t-il dit, devant une foule de plusieurs milliers de partisans enflammés.
Il a toutefois estimé que "l'opposition doit reconnaître d'abord" son élection à la présidence de la République qu'elle continue de contester en exigeant une enquête sur ce qu'elle appelle des "fraude massives".
M. Ould Abdel Aziz, qui avait renversé le 6 août 2008 le président civil Sidi Ould Cheikh Abdallahi, avait été élu le 18 juillet 2009 avec plus de 52% des suffrages, dès le premier tour de la présidentielle.
Le président a consacré l'essentiel de son discours à une attaque en règle contre ses opposants, accusant leurs partis de "se liguer" contre son armée et la sécurité du pays.
Il a notamment affirmé que les militaires mauritaniens, "désormais présents partout", seraient suffisamment "armés pour assurer la sécurité du pays, même si cela nécessitait de faire appel à toutes les ressources disponibles".
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vendredi 29 janvier 2010
Les Socialistes diagnostique le processus démocratique en Afrique
Le parti socialiste en collaboration avec l’UFP de Mauritanie a organisé hier un colloque. Son thème est : « Processus démocratiques en Afrique : état des lieux, enjeux et perspectives ». La cérémonie d’ouverture a réuni beaucoup de participants venus d’autres pays africains. Au cours de la cérémonie d’ouverture, le Secrétaire général du parti socialiste, Ousmane Tanor Dieng, a expliqué le choix du thème par la brûlante actualité, en Afrique plus généralement et dans notre sous-région ouest africaine de façon plus aiguë ». C’est pourquoi, l’un des objectifs du colloque est d’identifier les plus importantes sources de ces remises en cause d’un processus qui, un temps donné, avait fait espérer voir l’Afrique tourner le dos à ces « maladies infantiles » des indépendances et s’engager dans la voie d’un processus continu de progrès.
C’est la raison pour laquelle, le parti socialiste du Sénégal s’honore d’accueillir à Dakar une aussi « auguste assemblée » de dirigeants de partis politiques, dont certains ont eu à exercer ou exercent encore, parmi les plus hautes charges de l’Etat dans leurs pays respectifs, celles de Président d’Assemblée nationale et de Premier ministre entre autres.
Le choix de ce thème n’est pas fortuit. Il est lié au contexte actuel de la situation politique. « Si nous avons choisi ce sujet de réflexion, c’est parce qu’il est d’une brûlante actualité, en Afrique plus généralement et dans notre sous-région ouest africaine de façon plus aiguë » a estimé Ousmane Tanor Dieng.
En effet, le socialiste constate que les processus démocratiques connaissent certes des succès, mais aussi et surtout des remises en cause. C’est pourquoi, l’un des objectifs du colloque est d’identifier les plus importantes sources de ces remises en cause d’un processus qui, un temps donné, avait fait espérer voir l’Afrique tourner le dos à ces « maladies infantiles » des indépendances et s’engager dans la voie d’un processus continu de progrès.
Pour Tanor Dieng, « notre sous-région, ouest-africaine, sans constituer une exception sur le continent ou dans le monde, n’en revêt pas moins aujourd’hui quelques uns des traits du monstre à abattre ». Ces traits, (coups d’Etat, les tripatouillages de la Constitution, les prises de décision unilatérales sur des questions qui engagent toute la Nation, la manipulation de symboles religieux et ethnicistes, les contournements des procédures démocratiques de dévolution du pouvoir), sont entre autres des pratiques récurrentes dans notre espace politique sous-régional.
Ces pratiques peuvent être dépassées car pour le patron des Socialistes sénégalais, une autre voie est possible ; celle qui consiste à repenser la démocratie dans son lien nécessaire avec la fondation ou la refondation de l’Etat de droit.
Pour ce faire, Ousmane Tanor Dieng préconise de commencer à rompre avec l’erreur primordiale. « Il faut, en effet, commencer par rompre avec l’erreur primordiale qui a été de déconnecter la construction étatique de l’édification de la République et de la réalisation du projet démocratique. Alors que justement, il est impératif de relier les unes aux autres dans la charpente de l’Etat de droit en y associant la question tout aussi centrale de la citoyenneté ».
