mardi 13 octobre 2009

Lutte anti-sida: deux Mauritaniens écroués pour détournement de fonds


NOUAKCHOTT — Deux responsables d'un projet national de lutte contre le sida en Mauritanie financé par la Banque Mondiale (BM), ont été écroués, pour détournements de fonds et corruption, a-t-on appris mardi de source judiciaire.

"Le coordinateur du projet et sa directrice exécutive ont été placés sous mandat de dépôt, pour détournement de fonds publics, falsification de documents bancaires et corruption" notamment, a affirmé cette source sous couvert de l'anonymat.

Selon la même source, deux autres responsables du projet, le directeur financier et le comptable, sont en fuite et font l'objet de mandats d'arrêt internationaux.

Ce projet avait été présenté comme exemplaire, l'an dernier, par la BM elle-même, qui vantait le "travail acharné" du coordonnateur national.

"Le projet MAP-SIDA de la Banque mondiale en Mauritanie a décroché la médaille de la meilleure performance sur le continent africain en 2008" lors de la réunion annuelle BM-ONUSIDA, peut-on encore lire sur le site internet de l'institution internationale.

La source judiciaire n'a pas précisé le montant des détournements en question. Mais certains médias, citant des sources de la Banque mondiale, ont évoqué une somme de plus d'1,7 million de dollars.

Quasiment toute la Mauritanie infestée par les criquets


NOUAKCHOTT — Quasiment toutes les régions de Mauritanie sont infestées par des criquets, à tous les stades d'évolution, dont certaines populations sont en phase de regroupement, a annoncé mardi le centre national de lutte antiacridienne (CNLA) à Nouakchott.

"Des populations acridiennes sont dispersées sur presque l'ensemble du pays. Ces populations sont en début de regroupement notamment aux environs de Nouakchott et au Trarza" (région du sud-ouest comprenant Nouakchott), affirme cette structure étatique spécialisée dans la lutte contre le criquet pélerin.

Les densités varient, suivant les régions, de quelques individus dispersés à 1.900 insectes voraces par hectare, souligne le CNLA, dans un communiqué publié sur son site internet.

La situation écologique demeure favorable au développement des criquets, la pluviométrie ayant dépassé les normales saisonnières dans toutes les régions durant cet hivernage.

Selon les responsables du centre de lutte, des équipes de traitements ont été déployées dans toutes les zones infestées, notamment dans le nord de ce vaste pays ouest-africain, aux trois quarts désertique.

France-Mauritanie: des "actions de formation" envisagées par les deux armées


NOUAKCHOTT — Le chef d'état-major de l'armée française, le général Jean-Louis Georgelin, en visite en Mauritanie, a évoqué avec le président Mohamed Ould Abdel Aziz la coopération militaire et "les actions de formation" qui pourraient être menées, a indiqué mardi l'agence officielle AMI.

"Nous avons envisagé notamment les actions de formation que nous pourrions conduire ensemble", a déclaré le général français au sortir de la rencontre, selon l'agence mauritanienne d'information (AMI).

Selon lui, l'entretien a permis d'évoquer "surtout la coopération militaire qui peut rapprocher les deux armées", ainsi que la situation dans la région.

Le général français s'était rendu lundi dans la région stratégique de l'Adrar, à Chinguetty et à Atar (450 km au nord-est de Nouakchott).

Il avait auparavant eu une série d'entretiens à Nouakchott avec le ministre mauritanien de la Défense et le chef d'état-major de l'armée mauritanienne.

Depuis deux ans, la Mauritanie est la cible d'attaques de la mouvance d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), qui a notamment revendiqué l'attentat suicide perpétré en août près de l'ambassade de France à Nouakchott. Un jeune Mauritanien s'était tué en faisant exploser la charge qu'il transportait, blessant légèrement deux gendarmes français et une Mauritanienne.

lundi 12 octobre 2009

Visite en Mauritanie du chef d'état-major des armées françaises

NOUAKCHOTT -- Le chef d'état-major des armées françaises, le général Jean-Louis Gorgelin, est arrivé, dimanche, à Nouakchott pour une visite de travail, a-t-on appris de sources proches de l'état-major national mauritanien.

Selon ces mêmes sources, le général français rencontrera au cours son séjour le ministre de la Défense Hammadi Ould Hammadi, avant de se rendre, en compagnie du général Ghazwani, chef d'état- major de l'armée mauritanienne, dans les villes de Chinguitty et Atar, au nord du pays.

Le chef d'état-major des armées françaises aura également des entretiens avec plusieurs responsables mauritaniens dans le cadre des relations de coopération liant la France à ce pays.

La Mauritanie et la France, qui entretiennent des relations de coopération militaire depuis 1960, sont actuellement engagées dans une politique sécuritaire commune de lutte contre le terrorisme et les trafics de tous genres.

La semaine dernièr, Nouakchott avait abrité une rencontre d' experts sécuritaires des deux pays, dont l'objectif était d' identifier de nouvelles méthodes de lutte contre l'activité terroriste, le trafic de drogue et le crime organisée.

Selon les observateurs, la France serait en train de reprendre sa place dans la coopération militaire avec son ancienne colonie, après le froid qu'ont subi les relations de défense entre les deux pays, suite à l'affaire du capitaine mauritanien Ely Ould Dah mis en examen par la justice française en 1999. 

© Copyright Xinhua

mardi 6 octobre 2009

Un mauritanien à l'Elysée

Le général Ould Abdelaziz s'est emparé du pouvoir le 6 août 2008. Son putsch a été régularisé par le scrutin du 28 juillet 2009.

Le chef de l'Etat mauritanien, le général Mohamed Ould Abdelaziz, sera reçu à la mi-octobre à l'Elysée par Nicolas Sarkozy. Ce rendez-vous, le premier depuis le putsch du général à Nouakchott en 2008, est dû, notamment, à l'activisme déployé par le lobbyiste tunisien Liyès Ben Chedli, président du Cercle d'amitié de l'Union méditerranéenne. Après avoir condamné le coup d'Etat de l'an dernier, Paris avait, comme l'ensemble de la communauté internationale, entériné le scrutin présidentiel du 28 juillet dernier. Le 8 août, à la suite de l'attentat contre l'ambassade de France à Nouakchott, Nicolas Sarkozy s'était entretenu par téléphone avec Mohamed Ould Abdelaziz.


Une mission de l'UE en Mauritanie pour une éventuelle levée des sanctions


NOUAKCHOTT — Une mission de l'Union européenne (UE) a entamé mardi des entretiens pour une évaluation de la situation politique en vue de la levée des sanctions imposées par Bruxelles à Nouakchott après le coup d'Etat d'août 2008, a constaté un journaliste de l'AFP.

La délégation qui comprend des représentants de la présidence de l'UE et de la Commission européenne a rencontré mardi les chefs de délégations des trois pôles signataires de l'accord de sortie de crise de Dakar (juin 2009) qui avait permis l'organisation d'une présidentielle en juillet.

"Nous avons expliqué à cette mission européenne que nous avons pris acte du fait accompli" de l'élection du meneur du coup d'Etat Mohamed Ould Abdel Aziz au terme d'une présidentielle que l'opposition a jugée "frauduleuse", a déclaré Mohamed Ould Moloud, l'un des négociateurs de l'opposition.

"Cependant, nous avons affirmé que la crise politique continue et que nous restons prêts au dialogue sans préalable", a-t-il dit, suggérant, pour "garantir des élections crédibles à l'avenir", de "procéder à la révision du système électoral en vigueur".

La mission européenne a été également reçue par le Premier ministre mauritanien, Moulaye Ould Mohamed Laghdaf, avec qui les discussions ont porté sur "les priorités du gouvernement mauritanien en matière de développement, de bonne gouvernance et de promotion des droits de l'Homme".

Il a été aussi question du suivi de l'accord de Dakar, en particulier par rapport au dialogue inclusif, au rôle de l'opposition et au renforcement des institutions démocratiques dans notre pays, ajoute l'agence mauritanienne d'informations (officielle).

Mauritanie: l'Espagne soutient le pouvoir du nouveau chef d'Etat

NOUAKCHOTT (AFP), Le ministre espagnol des Affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos, a affirmé lundi à Nouakchott le soutien de Madrid au nouveau pouvoir du président Mohamed Ould Abdel Aziz, élu en juillet, près d'un an après son coup d'Etat militaire. "L'Espagne veut présenter son soutien, son amitié et toute la volonté de cooperation avec le nouveau président (Ould Abdel Aziz)", a dit M. Moratinos au sortir d'une audience avec le chef d'Etat mauritanien.

Il a salué "l'élan démocratique" que la Mauritanie "a réussi à redonner aux institutions" du pays. L'élection présidentielle de juillet a été contestée par l'opposition qui a dénoncé des "fraudes massives". Le chef de la diplomatie espagnole a qualifié ses entretiens avec le président Aziz de "positifs, amicaux et fructueux" promettant des aides dans divers domaines dont la pêche, l'industrie agro-alimentaire,l'assaissinissement et le système securitaire".

A ce sujet, M. Moratinos a insisté sur le caractère "extraordinaire" des resultats de la coopération entre Madrid et Nouakchott dans la lutte contre l'immigration clandestine.

"J'ai remercié le président pour la contribution de la Mauritanie dans le cadre de la lutte contre l'immigration clandestine dont les resultats sont extraordinaires, nous allons continuer à travailler la main dans la main pouréradiquer ce phénomène", a-t il souligné. "La Mauritanie subit une forte pression des migrants qui viennent des autres pays et porte ainsi un lourd fardeau", a-t-il affirmé en promettant de développer une "cooperation intense" dans la lutte contre l'insecurité sous tous ses aspects.

M. Moratinos a tenu en milieu de journée une reunion de travail avec son homologue mauritanienne Naha Mint Mouknass et devait rentrer en fin d'après-midi dans son pays.