dimanche 28 novembre 2010

La Mauritanie se dote d’un système d’état civil moderne


APA – Nouakchott La Mauritanie s’est dotée d’un système d’état civil moderne avec l’inauguration dimanche à Nouakchott du Centre technique de l’Agence nationale du registre de la population et des titres sécurisés (ANRPTM).
Cette agence est chargée d’exécuter un projet de détermination de l’identité et de sécurisation des documents nationaux permettant l’unification des données personnelles et la sécurisation des documents nationaux.
Le projet en question « contribuera, sans nul doute, à assurer la sécurité des citoyens à l’intérieur comme à l’extérieur en facilitant la gestion des flux migratoires par la tenue des points de passage et de contrôle aux frontières, la lutte contre la falsification et l’usurpation des documents nationaux, la lutte contre le terrorisme, le trafic illicite, la criminalité transfrontalière organisée et la production d’actes de naissance et de titres sécurisés », a indiqué le ministre mauritanien de l’intérieur et de la décentralisation, Mohamed Ould Boilil, à la cérémonie d’inauguration.
De son côté, Jean-Paul Jainsky, président directeur général de Morpho Groupe Safran, qui prend en charge le projet, a exprimé l’engagement de son groupe de mettre en place un « système garantissant l’émission fiable et hautement sécurisée des documents d’identité des citoyens et des résidents grâce au numéro national d’identification dont la génération est protégée par la dernière version de notre système multi biométrique de reconnaissance d’empreintes digitales et de visages ».
En plus des livraisons matérielles et logicielles, Morpho apportera tout au long de ce projet l’assistance technique nécessaire et assurera le transfert de compétences à l’administration mauritanienne, a ajouté M. Jainsky.
L’inauguration, présidée par premier ministre Moulaye Ould Mohamed Laghdaf, s’inscrit dans le cadre des activités commémoratives du cinquantenaire de l’indépendance nationale.

lundi 22 novembre 2010

Le Mali ignorait l’opération franco-mauritanienne contre AQMI, dit ATT



Le président malien Amadou Toumani Touré a affirmé n’avoir jamais été informé du raid franco-mauritanien mené le 22 juillet dernier, en plein territoire malien, contre une base d’Al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI).
"Je me trouvais au Tchad quand on m’a informé qu’il y a eu cet affrontement en plein territoire malien. Notre orgueil national a été touché et dans une certaine mesure, notre territoire a été également touché", a déclaré le président malien qui s’exprimait au cours d’une interview accordée à la télévision mauritanienne ce weekend.
Toutefois, a-t-il souligné, "du moment que la Mauritanie, pour assurer sa sécurité a été amené à exécuter cette opération, nous avons estimé que la sécurité de ce pays est aussi la nôtre et que nous devons travailler ensemble au lieu d’agir tout seul".
Le président malien a déploré le fait que "chaque pays (de la bande sahélo-saharienne) agisse seul pour faire la guerre contre le terrorisme en faisant entendre qu’il fait tout".
Il a suggéré que les pays doivent agir ensemble pour pouvoir contrôler l’espace sahélien qui est énorme et qui fait face à des menaces autre que le terrorisme, notamment le trafic de la drogue.
"L’état-major de Tamanrasset (Algérie) qui regroupe aussi bien des officiers algériens, maliens et nigériens, doit étudier et planifier des opérations ponctuelles que nous devrions mettre en exécution ensemble", a-t-il recommandé. 
Xinhua

La Mauritanie veut conjuguer dialogue national et offensive militaire


Le pays prépare sa stratégie de lutte contre les terroristes d’Al Qaîda au Maghreb islamique


 
 Le centre-ville de Nouakchott

Le gouvernement mauritanien change de stratégie à l’égard d’AQMI : un nouveau plan prévoit de bouter les terroristes hors du territoire national.




Nouakchott (Mauritanie)
De notre envoyé spécial


Le décor est planté depuis plusieurs années. Il devient même coutumier pour les habitants de la capitale mauritanienne, Nouakchott. Devant les hôtels fréquentés par les étrangers, à proximité des ambassades et à l’entrée des institutions du pays, la sécurité est extrêmement renforcée. Des policiers et des militaires armés assurent en permanence la surveillance de ces lieux. Ils ne laissent rien au hasard : pas de stationnement devant les hôtels et les édifices publics pour les taxis, vérification systématique des véhicules et de l’identité des chauffeurs à chaque fois qu’ils passent dans les rues, sombres et désertes, où sont dressés les barrages de police.Nouakchott n’est pas Kaboul ou Baghdad. Mais les attaques terroristes et les enlèvements d’étrangers enregistrés depuis 2005 ont fini par bouleverser les habitudes de ce pays, qui, estiment ses habitués, était calme et paisible, et dont la population pratique un Islam tolérant.
Aujourd’hui, la donne a changé. Al Qaîda au Maghreb islamique (AQMI) est passée par là. La Mauritanie est à la croisée des chemins. Pays n’ayant, jusque-là, qu’une présence médiatique insignifiante, il est, depuis quelques années, sous les feux de la rampe. A peine sorti de l’instabilité politique engendrée par une multitude de putschs, dont le dernier en date remonte à 2008, le pays est entraîné «malgré lui», comme l’affirment ses dirigeants, dans la spirale du terrorisme. «La menace terroriste nous vient de l’extérieur», affirment les responsables du gouvernement mauritanien et des chefs de partis politiques que nous avons rencontrés à Nouakchott durant la dernière semaine du mois d’octobre dernier. Certes, Al Qaîda est une organisation terroriste internationale. Mais l’islamisme radical en Mauritanie existe bel et bien. Il a même connu une période d’ascension. Et la majorité des attaques kamikazes commises à Nouakchott sont l’œuvre de Mauritaniens affiliés à Al Qaîda. Comment faire face à cet «ennemi extérieur» ?
Rupture diplomatique avec Israël     
Les autorités mauritaniennes ont réagi à la menace d’Al Qaîda par l’élimination des facteurs ayant favorisé l’intrusion de cette organisation terroriste dans la société mauritanienne, pour inciter les jeunes à la désobéissance et au «jihad» contre les «impies».
Le premier facteur est la normalisation avec Israël et l’ouverture d’une représentation diplomatique de ce pays à Nouakchott. En effet, la Mauritanie est l’un des rares pays arabes à avoir des relations diplomatiques avec «l’ennemi sioniste». «Cette situation a été exploitée par les terroristes pour recruter des jeunes Mauritaniens. On leur a expliqué que l’objectif est de lutter contre l’ennemi qui opprime les frères palestiniens. On leur a fait croire également qu’en contrepartie ils auront le droit au paradis», expliquent les représentants de la classe politique mauritanienne.
Le deuxième facteur est l’arrestation, par le pouvoir mauritanien, des islamistes et «des oulémas». Dans ce pays où la religion occupe une place importante dans la vie quotidienne de la population locale, l’arrestation des oulémas était perçue comme «une agression» et un «abus de pouvoir».Comme pour donner des gages de «sa bonne volonté», le nouveau régime de Nouakchott procède à l’élimination de ces deux facteurs. Le pouvoir de Mohamed Ould Abdelaziz, président mauritanien, a rompu les relations avec Israël et fermé l’ambassade de ce pays à Nouakchott. Il a également libéré quelques islamistes. «Sur les 75 personnes arrêtées au début du phénomène du terrorisme en Mauritanie, 35 ont été libérées ; parmi elles, il y a même des jeunes recrutés par les réseaux terroristes», explique un journaliste mauritanien.
«Des jeunes égarés»
En plus de ces actions, le gouvernement mauritanien tente de sensibiliser sa population contre le phénomène. Pour cela, il veut impliquer toutes les composantes de la société ; il a, à cet effet, organisé, du 24 au 28 octobre dernier, un débat national sur le terrorisme et l’extrémisme. Un débat durant lequel les participants ont mis l’accent sur le danger du terrorisme, tout en niant la montée de l’extrémisme dans le pays. «Ce phénomène est étranger à la société mauritanienne. Il n’y a pas une montée de l’islamisme dans le pays, mais seulement quelques jeunes égarés qui ont été induits en erreur par les intégristes», estime Mohamed Yahya Ould Horma, vice-président du Parti de l’Union pour la République (UPR). Mais pourquoi ces jeunes sont-ils aussi facilement recrutés ? N’y a-t-il pas de facteurs endogènes qui favorisent l’endoctrinement de la société mauritanienne ?
Si ! rétorque la classe politique mauritanienne. Et parmi ces facteurs, il y a le chômage des jeunes. Le pays compte aujourd’hui, selon les dernières statistiques officielles, 33% de chômeurs. Un taux trop élevé pour un pays qui compte à peine 3 millions d’habitants. «C’est impératif ! Il faut lutter contre le chômage des jeunes. La création de postes d’emploi permet de réduire l’ampleur de la pauvreté en Mauritanie», souligne la majorité des responsables politiques.
Outre la lutte contre le chômage, les Mauritaniens insistent également sur un aspect important : la réforme du système éducatif. Ils sont convaincus que sans une école prospère qui donne aux futurs élèves les outils qui les aideraient à distinguer le bon grain de l’ivraie, la société mauritanienne restera exposée à tous les dangers.Mais, pour le moment, les facteurs sociaux favorisant la montée de l’islamisme existent, et ils sont même bien entretenus dans le pays. Les signes ne trompent pas. Profitant de la faiblesse de l’Etat, les islamistes ont commencé à tisser leur toile au sein de la société. Ils ont même réussi à gagner la sympathie de dizaines de jeunes, dont une partie a même intégré des réseaux terroristes dans le pays. Certains d’entre eux ont été arrêtés, et ils n’ont été graciés que récemment.     

 El Watan

Principales attaques terroristes

-Le 5 juin 2005, la base militaire de Lemghïty (nord-est de la Mauritanie) a été attaquée par un groupe terroriste. Bilan : 16 militaires tués.
-En 2007, l’armée mauritanienne est prise une nouvelle fois au dépourvu. Elle subit une attaque terroriste au niveau d’ Al Ghallaouiya. Bilan 4 morts.
-Durant la même année, le 24 décembre 2007, quatre touristes français ont été froidement assassinés.
-Dans la nuit du 1er février 2008, la plus grande boîte de nuit de Nouakchott (le VIP) et l’ambassade d’Israël mitoyenne ont été ciblés. Six individus ouvrent le feu sur les lieux, blessant une Française et deux Franco-Mauritaniens. L’attaque est revendiquée par Al Qaîda au Maghreb islamique.
-En septembre 2008, à Tourine, une patrouille de l’armée mauritanienne a été attaquée. 12 soldats mauritaniens ont trouvé la mort.

La presse privée demande un "soutien financier" de l’Etat


Des journalistes mauritaniens ont déploré le manque de soutien financier de l’Etat à la presse privée, au cours d’une conférence débat organisée samedi soir à Nouakchott par le Regroupement de la Presse Mauritanienne (RPM), sous le thème "Notre presse, après un demi siècle : quel bilan ?"
Les intervenants ont loué l’évolution "positive qui marque la Mauritanie d’aujourd’hui sur le plan de la liberté d’expression", mais déploré le manque de soutien financier destiné la presse qui, selon eux, "demeure obligée de compter sur ses propres ressources pour pouvoir continuer à exister, bravant les difficultés liées à l’accès aux sources de l’information et aux publicités".
"Nous demandons aux pouvoirs publics de revoir la possibilité d’ un soutien financier destiné à la presse privée et une ouverture des sources devant les journalistes", a souligné le journaliste Abdallahi Mamadou Bâ.
La presse privée mauritanienne bénéficie d’une réduction des frais d’impression prise en charge par l’Etat. 
Xinhua

Des déserteurs d'Aqmi aux mains de l'armée mauritanienne


Carte d'Afrique délimitant le Sahel et situant le sanctuaire et la zone d'activité directe d'Al Qaïda dans la région (juillet 2010)

BAMAKO — Une trentaine de jeunes mauritaniens membres d'Al-Qaïda au Sahel étaient aux mains de l'armée lundi, ont assuré des sources dans la région, alors que Nouakchott encourage les désertions dans les rangs de cette organisation responsable de rapts d'étrangers, dont cinq Français.
La fuite de ces jeunes combattants, depuis le début du mois, hors des camps dans le Sahara d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a été annoncée dimanche par des sources militaires et indépendantes, dans le nord du Mali et à Nouakchott.
"Les 28 sont toujours aux mains de l'armée et n'ont pas encore été transférés à la police pour enquête et décision à prendre à leur encontre", a assuré, lundi, une source sécuritaire à Nouakchott. Ils sont en route vers la Mauritanie, selon une source militaire mauritanienne dans le nord du Mali.
"Ils ont été endoctrinés", a expliqué par téléphone à l'AFP un officier mauritanien, sur le terrain. "On leur a mis dans la tête que mourir, c'est aller au paradis".
Début novembre, des sources militaires avaient déjà annoncé la désertion d'Aqmi de six Mauritaniens, des hommes "très jeunes" parmi lesquels figureraient des adolescents âgés de seulement 14 ans.
Le 2 novembre, un adolescent, Ahmed Ould Weiss, avait été présenté comme le premier jeune à avoir fui Aqmi. Il avait fait ensuite une déclaration à la télévision nationale, accusant cette organisation de "faire des choses contraires à l'Islam".
Ces désertions interviennent alors qu'Aqmi --qui détient cinq otages français enlevée à la mi-septembre au Niger-- a récemment lié ses exigences à celles d'Oussama ben Laden, le chef d'Al-Qaïda.
Le chef d'Aqmi, l'Algérien Abdelmalek Droukdel, a exigé notamment que Paris retire ses troupes d'Afghanistan, pour élargir ses prisonniers.
Pour contrer les agissements de cette organisation, le gouvernement mauritanien a promulgué en juin un loi qui offre aux extrémistes qui se rendent aux autorités "avant leur arrestation" des conditions spéciales pouvant aller jusqu'à leur mise en liberté sous contrôle.
Commentant les récentes désertions, un Malien impliqué par le passé dans plusieurs médiations pour la libération d'ôtages européens, a estimé que les jeunes gens rentrent chez eux "parce qu'ils constatent qu'ils ont été mis sur le mauvais chemin. Leur vie dans les camps, c'est le Coran, les corvées, l'entraînement militaire, la discipline, rien d'autre".
Un membre d'une ONG étrangère travaillant à la frontière entre Mali et Mauritanie va jusqu'à décrire la "technique de fuite" de ces jeunes: "certains feignent d'être malades ou même les mourants et sont abandonnés par Aqmi; d'autres fuient dès qu'ils s'éloignent des bases pour les corvées d'eau".
Pour susciter ces désertions, l'armée mauritanienne aurait infiltré ou fait infiltrer les camps d'Aqmi, selon des sources sécuritaires.
Et globalement, l'offensive lancée le 17 septembre par l'armée mauritanienne dans la région malienne de Tombouctou (900 km au nord-est de Bamako) aurait aussi changé la donne.
Pour le journaliste Mohamed Fall Ould Oumère, du quotidien La Tribune, "la présence militaire mauritanienne dans le nord du Mali et les patrouilles mixtes avec l'armée malienne ont perturbé le trafic, coupé les voies des échanges et rompu la 'normalité' qui s'offrait à Aqmi parmi les populations locales. Aqmi a dû céder, abandonnant les plus fragiles, et ses dirigeants s'en tiennent désormais à leur propre sécurité".
Serge DANIEL et Hademine OULD SADI

mercredi 17 novembre 2010

Au moins 500 cas de violences conjugales enregistrées de 2009 à 2010


Quelque 500 cas de violences conjugales à l’encontre des épouses ont été enregistrés en Mauritanie de 2009 à 2010, a révélé Toutou Mint Ahmed Jiddou, présidente de l’association de lutte contre la dépendance (ALD).
Mint Ahmed Jiddou a donné cette indication dimanche à Nouakchott au cours d’un forum de réflexion consacré aux moyens et procédures de lutte contre les violences basées sur le genre, organisé à l’intention des greffiers et officiers de police judiciaires mauritaniens.
La présidente de l’ong ALD a ajouté que les "300 cas les moins graves ont trouvé une solution amiable au niveau de l’association, alors que 200 cas d’une extrême gravité ont été soumis à la police, puis à la justice".
Selon elle, 200 enfants fortement perturbés par les conflits au sein des couples ont été pris en charge par son organisation. Elle a également indiqué que seulement 6 cas de violence conjugale pratiquée sur des époux ont été enregistrés.
La lutte contre les violences conjugales fait l’objet d’un vaste plaidoyer de la part des organisations de la société civile en Mauritanie.
Les femmes en Mauritanie constituent 50% de la population, mais elles restent particulièrement vulnérables, eu égard à leur dé pendance vis-à-vis des hommes, à l’ignorance et à la pauvreté, ainsi qu’au poids des traditions. 
Xinhua

mardi 16 novembre 2010

Grâce présidentielle pour 17 jihadistes pour l'Aid-el-Kébir



Le président mauritanien Mohammed Ould Abdel Aziz, le 19 juillet 2009 à Nouakchott

NOUAKCHOTT — Le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz a gracié 124 détenus dont 17 jihadistes à l'occasion de l'Aïd-el-Kébir, une des plus importantes fêtes musulmanes célébrée mardi en Mauritanie, a annoncé lundi l'Agence mauritanienne d'information (AMI, officielle).
Les 17 islamistes graciés étaient "poursuivis ou condamnés dans le cadre des dossiers liés au terrorisme", selon l'AMI qui cite un décret présidentiel publié lundi.
Le président Aziz a également gracié 117 prisonniers de droit commun dont 21 étrangers.
La remise en liberté des 17 jihadistes porte à 52 le nombre d'islamistes présumés graciés et libérés en deux mois.
Elle entre dans le cadre de la politique encourageant le repentir des extrémistes musulmans liés à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) qui a multiplié ses actions en Mauritanie ces derniers mois, avec des enlèvements et exécutions d'Occidentaux.
Cette politique a abouti à la reddition récente de six Mauritaniens venus des camps d'Aqmi dans le Nord du Mali, dont au moins un a été remis en liberté la semaine passée.
L'Etat mauritanien envisage de mobiliser des financements "substantiels" au profit des repentis pour les réinsérer dans la vie active, a appris l'AFP de sources officielles.
Une récente loi mauritanienne sur le terrorisme, adoptée en juin, offre aux extrémistes qui se rendent aux autorités "avant leur arrestation" des conditions spéciales pouvant aller jusqu'à leur mise en liberté sous contrôle.
Un forum sur le terrorisme et l'extrêmisme organisé récemment à Nouakchott a pris une résolution encourageant cette procédure pour encourager la jeunesse "égarée" à revenir à la raison et à "ré-épouser l'islam modéré en vigueur" en Mauritanie.